El Jadida : Un grave incendie s’est déclaré près du « château rouge »

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Un incendie s’est déclenché en ce début d’après-midi dans les petites baraques d’une localité près du château rouge.

Les sapeurs-pompiers de la protection civile, alertés par la population, ont entamé l’extinction des flammes qui avaient pris de l’ampleur.

Malheureusement, et le plus déconcertant, c’est qu’avant d’avoir pu maîtriser le feu et venir à bout des flammes, ils se sont rendus compte que la réserve d’eau de leur citerne a été consommée et le feu, maitrisable au début, s’est propagé à une vitesse vertigineuse.

Les pompiers d’Azemmour alertés sont donc venus à la rescousse et le feu a finalement été maîtrisé grâce aussi à l’assistance de la RADEEJ qui a permis la connexion du camion-citerne à une bouche d’incendie à proximité de la localité.

Les habitants ont subi certains dégâts matériels qui se sont limités à quelques moutons et volailles complètement calcinés.

On ne peut qualifier cette intervention des pompiers que d’insolite, car il est inconcevable qu’une intervention urgente dans un incendie se fasse sans une réserve suffisante d’eau.

En effet, nul n’ignore qu’un incendie se développe sans contrôle dans le temps et dans l’espace. Dans la minute qui suit la naissance d’un feu, un verre d’eau suffit à l’éteindre. Après deux minutes, un seau d’eau sera nécessaire. Mais au-delà de trois minutes, les moyens rudimentaires ne suffisent plus et seuls les moyens des sapeurs-pompiers sont en mesure de maîtriser ce qui devient carrément un incendie.

Il faut noter que quand le feu se déclare on ne dispose que de trois minutes pour agir. Il devient alors primordial de lutter contre les fumées nocives qui perturbent gravement les fonctions mentales, motrices et sensorielles des victimes, qui deviennent rapidement dans l’incapacité de fuir.

Il faut également savoir que l’air atteint la température de 600°C en moins de cinq minutes et devient rapidement beaucoup trop chaud pour être respirable.

En cas d’inhalation, cette haute température brûle les poumons des victimes.

Des choses que les sapeurs-pompiers sont censés connaitre parfaitement mais les faits prouvent leur parfaite inconscience.

Jusqu’à quand la vie des citoyens sera-t-elle reléguée au second plan ?

Que font nos sapeurs-pompiers entre deux interventions ?

A qui incombe, donc, la responsabilité de ce laisser-aller ?

Et qui assume les conséquences d’un tel drame ?

Autant de questions qui demeurent sans réponses, mais qui prouvent l’amateurisme avec lequel la vie des citoyens est mise à l’épreuve dans cette ville, par des responsables totalement inconscients.

Khadija Choukaili

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