El Jadida : Un autre grand homme jdidi s’est éteint… Victor Puglisi n’est plus…

C’est avec tristesse et grande affliction que nous avons appris le décès de Victor Puglisi en ce vendredi 4 février 2022, suite à une longue maladie. Le défunt laisse sa petite famille submergée par un grand chagrin, mais il laisse aussi sa grande famille constituée par les anciens jdidis qui l’ont côtoyé et ont gardé de lui de très bons souvenirs durant les longues années qu’il a passé dans son Mazagan adoré qu’il n’a cessé de porter dans son cœur, bien qu’il l’ait quitté, forcé par les circonstances et qu’il se soit installé depuis quelques années en France.

Né à El Jadida le 13 février 1929, à Derb Ben Driss, qu’il a été contraint de quitter en 1964, il s’est installé ensuite à Casablanca où il est resté jusqu’à sa retraite en 1989. Il revenait à El Jadida les week-ends et les jours de vacances pour voir sa maman, Mme Marie Biagio, qui a continué à occuper la maison familiale de Derb Ben Driss jusqu’à sa mort en 1987.

Victor Puglisi a ensuite quitté le Maroc pour rejoindre ses enfants et s’est installé définitivement en France en septembre 1989.

Comme il aimait bien le répéter, « c’était un rital de Mazagan, le doukkali surnommé Oueld Biagio (papa Victor pour les intimes) qui a grandi et fait ses premiers pas à Derb Ben Driss ».

Victor était un grand sportif, compétiteur et entraineur de plusieurs générations en cyclisme, natation et autres disciplines sportives.

Certes, cette disparition laissera un vide effroyable qui sera dur à combler, mais Victor Puglisi laisse un héritage moral inestimable qui se caractérise par tous ces enseignements et cette sagesse dont il a imprégné les générations de jeunes jdidis qui l’ont côtoyé. La grandeur de son âme, sa générosité incomparable et son savoir vivre, faisaient de lui quelqu’un d’exceptionnel.

Il faut reconnaître que les mots font défaut pour décrire le chagrin ressenti par ses proches qui ont été submergés par les émotions des adieux en cette journée du mercredi de ses funérailles. Il faut souligner que cette journée d’adieux fut très pénible pour sa fille Nadine, qui a bien voulu nous transmettre les informations relatives à feu son père, ainsi que pour ses enfants Blaise, Marilyne et Valérie et tous les membres de sa famille pour qui cette disparition fut intolérable et très douloureuse.Nadine a confirmé, à maintes reprises, le grand attachement de son défunt père à Mazagan dont il ne cessait d’évoquer les bons souvenirs qu’il a gardés et qu’il a précieusement emportés avec lui en France (albums photos, objets conservés d’El Jadida…). Des souvenirs qu’il était fier de présenter à toute personne qui lui rendait visite.Sa fille Nadine, également très attachée à ses origines mazaganais, submergée de chagrin, « aurait aimé que les cloches sonnent à El Jadida en ce mercredi, jour de ses funérailles, dans sa ville natale qu’il a toujours portée dans son cœur.Repose en paix Oueld Biagio. Les jdidis continueront à te porter dans leurs cœurs.

Khadija Choukaili

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