hopital (2)

Par: Khadija Choukaili

Qui n’a pas entendu parler du droit à la santé ?

Cette expression est tellement irréelle qu’elle nous fait croire qu’il existe une potion magique capable d’éradiquer toutes les maladies ou néanmoins, nous éviter de les attraper.

Mais le droit à la santé tel qu’il a été défini en 1948 par l’OMS n’est autre qu’« un état complet de bien-être physique, mental et social, et pas seulement une absence de maladie ou d’infirmité ».

Le droit à la santé suppose que les pouvoirs publics créent des conditions telles que chacun puisse jouir du meilleur état de santé possible, ce qui implique notamment l’existence de services de santé et un accès aux soins performants et équitables.

Les services d’accueil d’urgence sont une partie intégrante et essentielle de tout système de soins. Sa fonction principale est de fournir rapidement une assistance médicale urgente dans des situations graves ; de prendre toutes les décisions qui s’imposent, concernant le traitement adapté à chaque situation, et d’assurer le suivi et la gestion des aspects les plus urgents de la maladie.

Pour El Jadida, inutile de décrire le manque dont souffrent les établissements de Santé à tous les niveaux. Les services d’urgence sont dans un état lamentable qui se répercute bien entendu sur le citoyen. C’est dire la réalité des hôpitaux et en particulier, leurs services d’urgence qui reflètent une réalité bien amère.

Certes, les services des urgences sont très sollicités de jour comme de nuit, les week-ends et les jours fériés et connaissent une activité soutenue, une charge de travail très lourde et harassante. Mais le citoyen qui s’y rend est en mesure d’exiger de bénéficier des prestations adéquates et nécessaires comme le prévoit son droit à la santé.

Or, le système de santé au Maroc est en faillite. Car en plus du manque flagrant en ressources humaines, nul n’ignore l’état lamentable de nos infrastructures qui sont délabrées et désuètes, et qui ne répondent aucunement aux normes d’un hôpital décent. Quant à la gestion aussi bien administrative que technique, malgré la bonne volonté du personnel (quand elle existe), elle dénote d’un laisser-aller flagrant, souvent expliqué par une saturation des services et un manque de moyens.

Et on n’a pas besoin d’un dessin pour décrire cette horrible image que donnent nos urgences avec des patients trainant par terre, faute de brancards en nombre suffisant, allongés à même le sol.

Où se trouve donc la faille ? Le système tout entier est en faillite. Faudrait-il éradiquer tout cela et reprendre à zéro ? Ce serait peut-être la solution radicale.

Comment peut-on concevoir d’accueillir des patients en état d’urgence, et ne pas disposer de l’infrastructure nécessaire pour poser un diagnostic correct,  si même au niveau des CHUs, il n’y a pas d’échographe en gynécologie, pas de défibrillateur en cardiologie, pas de scanner fonctionnel pendant des semaines en radiologie, pas un service complet de dialyse fonctionnel, pas d’IRM (l’IRM étant en panne pendant des mois), pas de fils, pas de gants, pas de médicaments, et pas même de brancards pour ces patients souvent en état de choc ? Comment espérer avoir mieux au niveau de l’hôpital d’El Jadida ?

La réalité est bien amère, mais sous l’effet de « l’épée de Damoclès » espérant de meilleurs jours et prenons notre mal en patience en attendant que les responsables de ces structures prennent conscience de la gravité de la situation et s’acquittent du rôle qui leur incombe.

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