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Par Azzedine Hnyen

 

Les autorités provinciales avaient décidé la fermeture de l’hôtel Mazagan Beach La perle, objet d’un litige entre héritiers depuis le décès de son propriétaire, leur père en 2008. Un des héritiers, fils d’une autre femme européenne, a été renié de sa part d’héritage de l’hôtel. L’affaire est encore, à l’heure actuelle, dévant le tribunal de cassation après que la Cour d’appel ait condamné l’actuelle gérante à deux ans avec sursis et à 40.000 DH d’indemnisation au profit de son demi- frère pour faux et usage de faux de documents officiels. Les témoins avaient écopé, de leur part, de trois mois de prison avec sursis pour faux témoignage.

Seulement, la principale gérante ne l’entend pas de cette oreille.

A la première sortie de la commission provinciale le 17 de ce mois, la gérante a empêché cette dernière d’accomplir sa tâche, en dressant devant elle un mur humain composé des quelques employés de sa boîte et de nombreuses personnes « recrutées »du «moukaf » et du quartier Panorama.

Un personnel occasionnel spécialisé qu’on recrute en toute occasion et à toute manifestation en contre partie d’une modique somme d’argent. Des gens sans scrupules, très connus dans les milieux Jdidis.

Un substitut du Roi a été avisé. Ce dernier, au lieu, comme le dicte la loi, de prendre les mesures nécessaires, en pareille circonstance,  s’est contenté de sommer la commission de lui remettre  un PV relatant le cours des événements. Aucune suite n’a été donnée, jusqu’à cet instant, à ce PV pour lequel la commission a consacré plus de 4 heures pour l’établir.

Le 24 du même mois, le gouverneur a sollicité l’intervention des forces de l’ordre pour l’exécution de la décision de fermeture. Même riposte avec cette fois-ci la présence inappropriée  d’un certain syndicat dont le rôle n’est pas, pourtant, de se mettre à travers du respect et de l’application des lois en vigueur.

La gérante aurait demandé à la commission de surseoir à l’application de la décision jusqu’à ce jeudi où le tribunal administratif prononcerait son verdict sur le recours d’appel déposé par ses soins, pour l’annulation de la décision de fermeture. De hauts responsables de la gendarmerie et du tribunal seraient intervenus en sa faveur. « Vœu » qui a été exaucé contre toute attente. Un acte incompréhensible.

Mais avant de faire les remarques nécessaires, on est amené à se demander qui aurait avisé la gérante de l’arrivée de la commission ce jour-là pour qu’elle prépare sa riposte aux forces de l’ordre. Il y a bien une complicité à la province qui lui avait mis la puce à l’oreille. Les doigts se pointent vers un certain fonctionnaire d’un service délicat de la province.

D’autre part, il est, à la fois, étonnant et inconcevable que les membres de la  commission soient tombés dans la version de la gérante qui aurait fait appel à un tribunal pour annuler la décision. Comment ou pourquoi ces membres avaient mordu à l’hameçon ? Seraient-ils crédules à ce point pour avaler cette couleuvre ou c’était un acte prémédité de leur part ?

Car ils devraient bien comprendre que ce recours de la gérante est nul et non avenu. Parce que la décision de fermeture est due au fait que la gérante exploite l’hôtel sans autorisation d’exploitation depuis 2008. La seule dont elle dispose est au nom du défunt son père décédé en 2008. Si bien qu’on est amené à se demander, aussi, comment et pourquoi cette personne n’avait jamais été inquiétée ni par la délégation du tourisme ni par les différentes commissions de la commune et de la province et, encore moins, par la gendarmerie royale. Et puis, et là c’est très grave, comment et pourquoi est- elle parvenue à obtenir une licence de boissons alcoolisées et alcooliques au nom d’une autre personne après avoir liquidé le gérant qui exerçait avec le premier propriétaire et qui n’était autre que son oncle paternel.

Aussi sommes- nous appelés à nous demander, au cas où le jugement serait en sa faveur, les autorités compétentes permettraient-ils le fonctionnement de cet hôtel ? Légalement non. On ne pourrait admettre qu’un individu conduise une automobile sans permis de conduire.

Par contre, si on agit, face à cet état, conformément aux lois en vigueur, c’est certain qu’on encouragera l’anarchie. Les gens suivent de très près cette affaire. Et de son dénouement des attitudes seront adoptées.

Ceci dit, l’affaire risque de vivre d’autres événements. En effet, l’on croit savoir de sources très fiables, que les services des renseignements généraux de la sûreté nationale seraient entrés en ligne. Et si tel est le cas, c’est que de hautes directives auraient été données. Car la localité de Sidi Bouzid ne dépend pas de la juridiction de la sûreté nationale.

Venu est le temps pour que les autorités provinciales assument pleinement leurs responsabilités en obligeant les propriétaires des débits de boissons alcoolisées et alcooliques à obéir scrupuleusement aux lois en vigueur et les autorités, de n’importe quel ordre,à  veiller à leur application.

On ne pourrait plus tolérer que cette localité bénéficie d’un statut autonome, hors la loi. Un appel est lancé directement au général de corps de division, Housni Benslimane, pour qu’il mette fin à cet état corruptible de ses éléments et qui porte atteinte à un corps réputé pour sa rigueur.

L’anarchie à Sidi Bouzid bat son plein. Elle est connue à l’échelon national. Une honte pour la province. On ne peut qu’être étonné davantage quand on voit le restaurant Mzouika actif alors que son gérant aurait déposé sa démission auprès des services concernés. A ne rien comprendre. Sauf qu’il y a une odeur du bakchich. Amen.

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