hotel la perle

Par Azzedine Hnyen
Nous apprenons de sources officielles qu’il sera procédé, ce lundi matin 17 avril 2017, à la fermeture de l’hôtel- restaurant- night, jusqu’à régularisation de sa situation administrative par les héritiers.

Cet arrêté vient suite à plusieurs plaintes des avoisinants et à la difficulté d’une obtention d’une licence d’exploitation et de commercialisation de débit de boissons alcoolisées et alcooliques par l’unique gérante (BH).

Cette difficulté s’explique par l’opposition déposée près des tribunaux par son demi- frère d’une mère européenne qui a été renié, sans aucun droit, de son héritage.
Mais il faut le spécifier, tout de suite, que les autorités provinciales avaient réagi vivement suite aux  très nombreuses plaintes des avoisinants à cause des comportements indécents de cet établissement présumé être au service du développement touristique local et régional.
En effet, ce que pensait ou attendait le voisinage de cette perle (que de nom hélas !), érigée dans l’un des plus beaux centres d’estivage du Royaume, s’est révélé n’être qu’une pure désillusion !

Cet établissement touristique, se devant être un atout pour le développement de cette contrée sublime et de toute la région, s’est transformé en un lieu de dépravation, de débauche, d’agression, de pollution sonore et…de prostitution. Les habitants des environs et les visiteurs innocents de cet hôtel de 3*** restaient perplexes et consternés face à des scènes obscènes et à la liberté d’action de ses propriétaires et de leurs boys qui usent de leurs forces musculaires pour amadouer les « rouspétants ». Les plaintes déposées auprès de la gendarmerie de Sidi Bouzid en font foi.
D’après ces plaintes des voisins, il n’était plus possible de savourer ce somme matinal à cause du boucan jusqu’à une heure très tardive du matin. Des cris, des youyous, des klaxons, des rixes étaient le lot quotidien qu’ils devaient supporter et subir malgré eux. Les têtes surchauffées recevaient des raclées de la part des « gorilles- videurs ». Face à des personnes ivres- mortes, et sachant pertinemment que, c’est rare qu’ils seraient l’objet d’une plainte, ils n’hésitaient pas à étaler leur savoir- faire martial.

Les filles de joie, esclaves de ces faiseurs du beau temps, étaient assujetties à verser, outre le droit d’entrée, des bonus à l’entrée et à la sortie de la boîte. Surtout si elles sortaient avec des clients. Ceci pour continuer à jouir de leur bénédiction. Le gérant et la patronne ne se préoccupaient guère des doléances des clients et des habitants d’à côté. Advienne que pourra.
Cet établissement n’a jamais été inquiété et encore moins interpellé et rappelé à l’ordre.

Transformé spécialement en bar, alors que son statut est la restauration et l’hébergement, il ne respectait aucunement les horaires d’ouverture et de fermeture.
L’odeur de la « Chicha » (narguilé) suffoquait les habitations d’à côté. Servie à gogo, dit- on à des prix effarants, les clientes et les clients y ajoutaient, selon des témoins, de la drogue qu’ils consommaient en toute impunité. Alors que depuis le 23 décembre 2013, le gouverneur avait déclaré une lutte impitoyable contre la consommation de la « chicha » dans les lieux publics de la province. Il est, certes, vrai que la lutte contre ce fléau, qui fait ravage au sein de notre jeunesse, a été concluante au niveau des cafés. Mais pas dans les espaces à débit de boissons alcoolisées et alcooliques comme cet hôtel et le motel Mziouka situé à côté de lui grâce à une protection de l’autorité locale et de la gendarmerie royale.
Alors que comme l’avait bien souligné le gouverneur dans une journée d’étude médicale tenue le 23 décembre 2013, l’objectif est de « faire éviter à nos jeunes, outre des maladies pulmonaires et cardiaques, la dépravation et la prostitution des mineures », on y et tombé dedans.

Ailleurs, comme c’est le cas en France, il est désormais interdit, depuis le 1 er Janvier 2008, de fumer de la chicha dans les bars : les lieux ouverts spécialement destinés au narguilé seront interdits. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à fumer le narguilé. Plus de 50% des jeunes de 16 ans ont déjà fumé la chicha et près d’un tiers des adolescents et adolescentes de 17 ans consomment cette substance régulièrement. La très grande majorité d’entre eux pensent qu’ils ne courent aucun risque ni pour leur santé en comparaison avec la consommation de cigarettes. Si vous les interrogez, vous serez surpris d’obtenir le même type de réponse : « ça ne fait rien», « Pas de problèmes pour ma santé », « c’est moins mauvais que les cigarettes… ». De nombreux adultes ne sont pas loin d’avoir les mêmes idées reçues sur le narguilé
L’hôtel « La perle », tout autant que « Mziouka », sont des bistrots, qu’on pourrait qualifier, des bistrots de la mort qui se soucient peu de la bienseillance des citoyens. Seule la recette les intéresse.
Aussi, et au moment où les autorités provinciales semblent déterminées plus que jamais à combattre la dépravation des jeunes et la prostitution, d’une manière générale, venu est le temps de prendre les mesures qui s’imposent pour préserver la population en général et la jeunesse en particulier d’une pratique dangereuse pour tous et hautement perverse.
La sonnette d’alarme est tirée. Aux responsables d’assumer… leurs responsabilités.

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