Par Driss Tahi

Des journées de formation pour les préposés aux bibliothèques, comme on les appelle, ou les conservateurs , ou pour certains, les bibliothécaires, une initiative qui mérite qu’on s’y arrête, dans la mesure où les premiers intéressés sont les enfants, et les jeunes.
C’est dans cette optique, et pour une meilleure gestion de cet élément déterminant dans la promotion de la chose culturelle, que la direction de la culture à El Jadida a tenu à organiser durant trois jours des ateliers, avec un programme bien élaboré qui a profité à une vingtaine de bibliothécaires, animés par des spécialistes en la matière, dont deux venus de Rabat et Casablanca, en l’occurrence : Miloud Benatik, Salem Kabous, Zineb Fourtassi, Youssef Badi et Abdellah Slimani , en plus du personnel qualifié de la direction de la culture , sous la houlette de M. ABDERRAHMANE ARESS qui a lors de son intervention, et après avoir écouté attentivement, les impressions de tous les participants sur ces journées de formation, et leurs impact positif sur les participants , a soulevé plusieurs points importants, et prodigué ses conseils devant l’assistance , les incitant à l’occasion, à conjuguer leurs efforts par le biais de moyens d’échanges entre eux, qui profiteront aux uns , et aux autres afin d’améliorer leurs prestations, et pour atteindre les objectifs escomptés, et qui ont pour point commun, de rendre la bibliothèque un lieu vivant, et une source de créativité pour les enfants, pour les étudiants, et les adultes aussi , et dont le but à priori , est de leur faire aimer la lecture , à travers des programmes artistico culturels attrayants , élaborés de sorte à drainer toujours plus de monde.
Il a aussi mis l’accent sur la nécessité d’une bonne gestion administrative des lieux ,pour assurer une bonne visibilité à même de faciliter aux bibliothécaires la tâche, et permettre un bon rendement.

Il est certes difficile d’évoquer le problème de la lecture en général, et du livre papier en particulier, partout sur une planète entièrement connectée à internet , ceci ,depuis l’avènement des nouvelles technologies, qui ont permis à tout un chacun, et à fortiori, aux enfants, et aux jeunes, de disposer d’un smartphone , sans se poser un certain nombre de questions cruciales , qui préoccupent tous les spécialistes de par le monde , à propos du livre papier, et son devenir.

Par ailleurs, la bibliothèque dans l’espace public n’est pas un luxe ou seulement un lieu de divertissement, mais plutôt un moyen parmi d’autres , nécessaire à l’émancipation des jeunes , et à la promotion de la culture , elle permet l’accès au savoir , aussi bien aux étudiants qu’aux personnes âgées, par le biais des recherches qu’on pourrait y pratiquer , et contribue d’une façon inéluctable à préserver ,et à sauvegarder surtout à travers la numérisation les manuscrits du patrimoine culturel accumulé, en garantissant du coup sa transmission aux générations futures.

Au Maroc pays qui abrite la plus ancienne bibliothèque du monde, construite à la vieille médina de Fez par une femme, il ya plus de mille ans, compte plus de 650 bibliothèques, dont certaines revêtent une importance non négligeable, de par le nombre d’ouvrages ,et les manuscrits qu’elles possèdent, mais aussi par le nombre de visiteurs ,et d’adhérents qu’elles drainent à longueur d’année.

La province d’El Jadida, et Sidi Bennour, grâce à l’intérêt que portent les autorités, et les responsables culturels à l’importance vitale des bibliothèques, en tant que vecteur de développement, et étant conscients de leurs rôles dans le combat contre l’illettrisme, l’abandon scolaire, et la délinquance juvénile, ,ont durant ces dernières années mis les bouchées doubles pour rattraper le retard pris à ce propos, en dotant une grande partie de ses 26 communes d’une infrastructure inespérée, il y a quelques années.
Plusieurs de ses communes ont connu l’émergence, de bibliothèques publiques, et d’autres se trouvent en cours d’exécution, et verront incessamment leur ouverture au public , et cela , dans le cadre d’un partenariat avec les communes concernées :
Maison de la culture à Sidi Bennour pour un coût de 28 000 000,00 Dh
Maison de la culture à Sidi Smail pour un coût de 10 000 000,00 Dh
Maison de la culture à Metouh pour un coût de 2 400 000,00 Dh
Maison de la culture à Bir Jdid pour un coût de 10 000 000, 00 Dh
Maison de la culture à Oulad Aissa pour un coût de 2000 000, 00 Dh
Équipement Maison de la culture à Chtouka pour un coût de1 600 000 ,00 Dh
Équipement bibliothèque Oulad Hamdane Pour un coût de 2 187 000 ,00 Dh.

Des chiffres qui parlent d’eux mêmes, et qui représentent un investissement important dans la culture, et pour sa promotion.

Les bibliothécaires ayant participé à ces journées de formation sont :
Azzedine Charaf de Azemour
Mohamed El Kadioui de Oulad Fredj
Youssef Al Hamaz de Sidi Moussa pénitencier
Latifa Bakbachi de Beni Hlal
Fatima Ezzahra Bouanani , Oughzif Mohamed de El Aounate.
Mustapha Hamouni de Oulad Amrane
Abdellah Arfane , Khadija Akrim , Abdelali Zouhair de Oulad Hamdane .
Aziz En Marjani de Oulad Aissa
Safia El Maanaoui , Nezha Bekkar , Hasna Ould Ra de Zemamra.
Hayat Zaaboul de Tnine Chtouka.

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