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Par: Azzedine Hnyen

Personne ne peut prétendre le contraire.  Personne ne pourrait donner des explications à cet état misérable dans lequel se débat, actuellement, la ville d’El Jadida. Laquelle cité était taxée, à juste titre d’ailleurs, de « Reine des plages » ou, bien avant, du « Deauville marocain ». Pour les Jdidis ou tous ceux qui l’avaient connue, jadis, seront éberlués et consternés à la voir à cause de la vertigineuse dégringolade et la terrible dégradation qu’a subies cette étoile surnommée aussi « la ville des retraités » à cause de la domaine-publictranquillité et la sérénité qui y régnaient. Une tournée matinale ou nocturne était, vraiment, un plaisir. Ce charme ensorcelant et enivrant, on le décèle, encore, à des heures matinales. Qu’on se donne la peine de vérifier pour s’en rendre compte.

Un seul coup de balai, en effet, la rendrait, encore, plus coquette. Reine majestueuse. Oui. Elle l’était. Et elle entend à être traitée en tant que telle.

Malheureusement, des mains inconscientes, pour ne pas dire criminelles, l’ont massacrée pour la transformer en un quelque chose ressemblant plutôt à un centre rural au lieu d’un site, purement, touristique comme le lui attribue son statut géographique et naturel.

L’anarchie totale y sévit.

Ses plages sont interminables. Sa terre est riche et fertile. Tout en elle caractérisait la quiétude, la beauté et laissait présager le meilleur des sorts et des destinées. Reine dans sa splendeur. Majestueuse sur son piédestal, elle scrutait l’horizon. Confiante et rassurée. Hélas ! La réalité a évincé le rêve. Le piédestal est tombé et la Reine s’est écroulée. Elle a perdu sa couronne et sa pudeur. L’ombre noire du ridicule masque ses traits, jadis, fins et ensorceleurs. La Reine agonise. Elle se meurt, minée par le mal, pataugeant dans la pourriture, vaincue par la honte et le ridicule. Tout y est de travers. L’anarchie est totale et personne ne semble s’en soucier. L’espace public est constamment piétiné. Les passages piétons sont occupés et les vestiges d’une cité séculaire sont défigurés. Aucune âme et plus aucun charme.

jdi.souk 6Aujourd’hui, dans l’ultime sursaut d’un agonisant, dans un dernier souffle d’honneur, elle fait, de son mieux, pour dévoiler le secret de sa déchéance. Elle essaie de s’exprimer, d’incriminer. Elle essaie de soulager sa conscience. Peut- être que le mince et fragile fil, la retenant, trouverait qui le consolide. Livrée à elle-même, elle se meurt dans l’indifférence des siens. De ceux qu’elle avait, tendrement, bercés. Elle se meurt de ce mal qui la torture et la ronge. Telle une tumeur dont les racines s’ancrent et se propagent. Touchée à mort dans ce qu’elle a de plus cher au monde. La débauche sévit. La criminalité règne. Des gosses, en dizaines, commercent dans le détail des cigarettes. Les débits de boissons que fréquentet les filles de joie, mineures et majeures, ne désemplissent pas. Les lieux de déperdition poussent comme des champignons. La mendicité bat son plein. La prostitution prolifère.

El Jadida meurt petit à petit. Comme si elle est l’objet d’un plan machiavélique prémédité. Aucun sérieux plan de redressement n’a été enregistré. Ne serait-ce que pour sauvegarder son patrimoine et son authenticité. Même l’État ne s’en soucie alors que la province et les Doukkala, en entier, est l’un des deux poumons économiques du Royaume pour ne pas dire le principal. La région paie pour son militant passé et à cause de cette rivalité avec la Chaouia incarnée par l’ère « basréenne » (Driss Basri) qui avait amputé la province d’une de ses principales plages au profit de la province du puissant ministre sous le règne de feu SM le Roi Hassan II. Pire encore ! Ce feu ministre a tenté même de rallier, dans un certain temps, la Kasbah de Boulaâouane à la province de Settat qui souffre de l’existence d’un monument historique sur ses sols.Alors que la nature séparait les Doukkala à la Chaouia par l’Oued Oum Rabiî. Heureusement, l’Association des Doukkala, par le biais de son président si Abdelkrim Bencherki et son secrétaire général feu Sidi Mohammed El Fathi, avaient réagi contre cette convoitise. Il avait fallu aussi l’intervention concluante des deux généraux de division Abdelhak Kadiri et Hosni Benslimane. Ce sort malheureux perdure. Les différents responsables dans les différents services de la province se soucient plus de leur enrichissement illégal plutôt qu’à rendre service à la région et à ses populations. Les Jdidis vivent dans l’indifférence totale de ces responsables. Les emplois ne sont octroyés à des étrangers de la région alors que la loi du travail exige l’emploi de70%de la main locale. La ville et la région sont en délabrement total. On songe à en tirer profit plutôt qu’à leur développement. Une vache à traire ou l’Eldorado comme se plaisent à l’appeler ces inconscients de responsables.

C’est une ville meurtrie où chacun fait ce qu’il veut. Sans aucune pudeur. jdi.souk1On occupe un espace public. Au début, c’est légitime dit- on. Ensuite, ça devient légal parce qu’on le mkaddam, le makhzni et le caïd. Enfin, ça devient un droit quand on le prie de quitter les lieux. Les pots de vin l’ont rendu propriétaire. Les élus assument, à leur tour, une responsabilité. La grande majorité, d’entre elle est issue d’autres cieux. Aucun pied de racine avec cette ville pour être jaloux de son esthétique.

L’état des lieux ne pourrait rester tel quel. Comme il ne devait pas, non plus, s’aggraver encore davantage. Une opération impitoyable,  de grande envergure, s’avère, plus que jamais, indispensable. A commencer par la libération des espaces publics. Dont le bâti en particulier. Le respect des lois en vigueur. Demander des comptes à quiconque contribuant ou participant à un acte contraire à la loi. Tout défaillant des responsables doit rendre des comptes. En premier lieu le mkaddem et le makhzni qui sont les grands bénéficiaires de l’illégalité.

L’état douloureux de la ville ne réjouit personne. Chacun doit agir de son angle pour faire un véritable Eldorado et non cet Eldorado qui gonfle les poches et les comptes bancaires.

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