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Par: Azzeddine Hnyen

Il n’y a rien à dire. C’est une conviction inébranlable. Le lobby du commerce informel est- il si puissant pour que les autorités n’arrivent pas à l’éradiquer ? Qui en tire les ficelles ? Des membres des autorités locales ? Le conseil municipal ? Des éléments des forces auxiliaires ? Ou tout simplement ces commerçants informels qui persévèrent jusqu’au point d’imposer leur diktat ? La situation est abasourdissante. Car les maux causés sont très profonds et font si mal au commerce organisé, à la ville et à l’Etat à tous les niveaux.

Un petit tour à Al Jadida est un indicateur irréversible : une ville meurtrie et dans un état lamentable et désolant. Le centre-ville donne l’impression d’être un souk rural. Outre l’occupation abusive et anarchique de ses principales artères et des trottoirs, on découvre des commerces douteux à donner des frissons dans le dos ! Si ces derniers temps, une sérieuse campagne d’assainissement a été initiée, on déplore cependant l’absence totale des services d’hygiène des différents départements concernés. On sert librement des grillades de saucisses, de sardines, de brochettes de viande et de poulet sans n’être nullement inquiété ! Cet effacement irresponsable (mais certainement rentable) a incité des propriétaires de literie à les transformer, sans aucune pudeur, en snacks. S’est-on conformé aux exigences légales pour s’adonner à ces activités commerciales ? Apparemment non. Vu l’état des lieux.

Oui ! Vivement cette campagne d’assainissement dont nous espérons qu’elle ne soit pas intermittente, comme les précédentes contre l’invasion des espaces de l’avenue El Hansali! Mais qu’en est-il des autres quartiers de la ville transformés en de véritables zones industrielles au risque et au péril des riverains ? Encourager les activités professionnelles, il n’y a rien à dire. Mais pas au détriment de la sécurité et de la quiétude des citoyens. A ce que l’on sache, il y a des lois réglementant ces activités. Qu’on les applique donc.

L’état piteux des principales artères de la ville, à l’instar des avenues Mohammed V et Mohammed VI, est ahurissant ! Les dalles des trottoirs sont défoncées et crasseuses à cause des déversements des saletés des snacks attenants. La place Mohammed V vit, elle aussi, cette navrante situation. Aucune hygiène. Aucun respect de l’esthétique de la cité. Quelles impressions offre-t-on aux visiteurs ? Quelle honte ! Surtout que ces lieux portent des noms symboliques. Imaginez un petit ce qu’il est des artères des quartiers populaires!

L’état des lieux est vraiment lamentable. A faire retourner dans sa tombe celui qui l’avait surnommée «Deauville marocain».

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Laisser- aller

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L’anarchie est donc totale et chaotique. Le pauvre citoyen ne sait plus où donner de la tête. Il est constamment soumis aux abus de toute forme, à l’indifférence et au mépris des instances responsables. Livré à lui-même et jeté en pâture, il ne peut compter sur personne. Dans le transport public, c’est l’anarchie extrême. Si ce n’est l’état catastrophique des véhicules qui l’agressent, ce sont les chauffeurs des petits taxis qui le dilapident. En l’absence des taximètres ou d’un tarif arrêté par les services compétents, chacun des chauffeurs applique le tarif à sa guise. Après moi le déluge. Un lot quotidien de maux que vit en permanence le citoyen. Pendant ce temps, on assiste passivement à ces mascarades. L’état des lieux dans différents secteurs est noir et fait mal aux cœurs nobles et à une cité dont les traits, d’un charme ensorcelant et d’une beauté sublime, sont toujours perceptibles. Face à l’inaction de la municipalité et des différents services concernés, il est temps que le gouverneur de la province, responsable direct, réagisse. Il ne pourrait rester inactif, en tant que responsable et citoyen, face à ces massacres de toute sorte. De par les attributions qui lui son conférées par la loi, il ne doit ne pas interpeller les sans scrupules excellant dans tout sauf dans l’intérêt général de la ville et de sa communauté. Il ne lui est pas permis, non plus, de laisser des inconscients, des élus véreux et des responsables corrompus mener à leur guise la barque dans leur intérêt particulier. Car adopter une attitude passive est synonyme d’un encouragement à ces irresponsables. Ne pas réagir serait, à notre sens, un crime commis envers une épopée historique d’une ville qui a répondu toujours présent à tout appel patriotique. Est-ce El Jadida qui émerveillait ? Est- ce cette Reine qui ensorcelait jadis ? Est- ce ce site touristique qu’on veut être international ? Mon œil ! El Jadida est désormais un centre rural. Son centre-ville en témoigne. Il ressemble, de plus en plus, au souk de Sebt Douib qui souffre de son état lamentable

 

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