Ils prennent d’assaut les trottoirs et même les chaussées, profitant des espaces devant les magasins, les marchés, en plein centre-ville, offrant aux passants des sandwichs douteux, à l’aspect, certes appétissants, mais dont la préparation laisse à désirer, en termes d’hygiène.

Ces restaurateurs ambulants qui ont envahi la ville ont développé ce principe du snacking ambulant à la vitesse grand V. Un genre de restauration rapide et économique, mais nul n’ignore le manque d’hygiène dans lequel patauge ce mode de distribution de sandwichs.

Il faut se rendre à l’évidence et avouer que le manque d’hygiène qui règne dans ces snacks ambulants, en plein centre-ville, a tendance à se banaliser, face à l’absentéisme total du contrôle sanitaire, assuré, en principe, par la Commune.

Au sens de la loi organique, n°113-14 relative aux communes, la préservation de l’hygiène est une compétence propre de la commune. Elle fait partie intégrante des services communaux, au même titre que le nettoiement, l’éclairage public ou le transport en commun…

 L’ossature du cadre légal régissant ce secteur, est composée essentiellement de la loi 28-07, relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires.

Malheureusement, le gap entre ce qui est prévu par la législation et ce qui prévaut sur le terrain est flagrant.

Ces commerces qui foisonnent au vu et au su de tous et dans l’anarchie totale, occasionnent une pollution insoutenable de l’air due à ces nuages de fumée qui se dégagent de leurs grils improvisés, mais qui est également accentués par les matières grasses que ces restaurateurs déversent sur le feu. Sans oublier la pollution de l’espace qu’ils occupent due aux amas d’ordures ménagères qu’ils laissent derrière eux.

Quant à leurs menus, on peut dire qu’il y en a pour tous les goûts. On y trouve des saucisses, de la viande hachée, du poulet, des sardines… certes, mais qu’en est-il de la provenance de leurs matières premières ?

Nul n’ignore le nombre de fraudes détectées et dénoncées, relatives aux viandes avariées, à l’abattage de chiens pour en faire de la viande hachée et bon nombre de ruses dont usent et abusent certains dont le seul souci est de tirer le meilleur profit de leur marchandises douteuses.

Les responsables des services sanitaires admettent l’existence du fléau de corruption, principalement dans ce secteur de commerce ambulant. Ils soulignent, cependant que les infractions récurrentes résident dans le manque flagrant en personnel chargé du contrôle d’hygiène, mais aussi dans la présence de produits avariés et de la mauvaise conservation des aliments.

Cependant, il faut souligner également cette autre tare du système  qui se traduit par des amendes dérisoires qui ne peuvent décourager les récidives. Sans oublier que la corruption des contrôleurs bat son plein dans cette activité économique qui attire, de plus en plus, bon nombre de chômeurs, du fait qu’elle ne nécessite pas un grand investissement.

Le  laxisme des élus pour qui l’hygiène alimentaire n’est pas une priorité est également un facteur encourageant de la prolifération de ces snackings. La corruption est quasi généralisée dans ce secteur, que ce soit pour l’obtention de l’autorisation (quand elle existe) ou lors des contrôles d’hygiène. Le pot de vin demeure la règle incontournable.

Certes, les structures de contrôle existent et disposent de tous les moyens législatifs et matériels pour mettre un terme à ce fléau qui met en péril la santé des citoyens. Mais, Il faut se rendre à l’évidence et avouer que ce mode de restauration s’est tellement banalisé face à l’absentéisme des responsables du contrôle sanitaire, qu’il faut attendre, pour ne pas dire espérer, une grave intoxication alimentaire des citoyens, pour les voir enfin faire… leur boulot.

Khadija Choukaili

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