Par: Abdellah HANBALI

De multiples questions sont posées et continuent d’interpeller le consommateur jdidi, concernant :

– la qualité de la nourriture consommée dans cette ville.

– le degré d’efficacité des contrôles d’hygiène et les produits alimentaires de manière générale commercialisés dans cette ville.

Les citoyens sont convaincus,  aujourd’hui, qu’ils consomment chaque jour plus de produits toxiques et plus d’aliments impropres !

Dans les quatre coins de notre cité, les jdidis se sont habitués à voir la viande exposée durant de longues heures sur des étals non frigorifiés, subissant chaleur, humidité, piqûres d’insectes, touchers multiples de la part des clients, …

Qu’elle vire parfois à une couleur bleuâtre, qu’on y trouve occasionnellement des vers, la viande hachée, achetée chez des bouchers ou des vendeurs de sandwichs ambulants, est souvent à l’origine de graves intoxications alimentaires, mais…qu’importe, l’adage marocain, ne dit-il pas que « ce qui ne tue pas …engraisse » ?

Chez les volaillers, la situation n’est guère plus brillante. De fréquents scandales de poulets morts et  écoulés directement aux consommateurs, soit via le volailler, soit par le biais de vendeurs de sandwichs au coin d’une rue, des snacks, des gargotes… sans scrupules.

Le poisson quant à lui est décongelé, sous les puissants rayons du soleil, puis recongelé sommairement par la pose de quelques petits morceaux de glace sur chaque caisse et ainsi de suite jusqu’à sa vente finale…

Les abattoirs de la ville sont dans un état déplorable. Cela fait des années qu’on ne cesse de nous annoncer la construction de nouveaux abattoirs, mais on ne voit toujours rien venir. Cette situation inacceptable fait que l’abattage clandestin à encore de beaux jours devant lui à Doukkala,

Des animaux sont saignés ou égorgés au bord de différents points d’eau (flaques, mares, oueds…), d’une saleté parfois extrême. Ces opérations ont souvent lieu sous les ponts, près des décharges publiques…

Et si les consommateurs étaient mieux informés sur toutes

les magouilles dont usent ces «soi-disant commerçants » afin d’écouler leurs produits gâtés et réaliser des bénéfices rapides, peu d’entre eux continueraient à leur faire confiance…

Toutes ces infractions se font ouvertement sans que personne ne trouve à redire!

Tout se sait ! Et pourtant…

Les Services d’Hygiène et leurs fonctionnaires chargés des contrôles semblent errer sans  but précis, ni mission sanitaire claire…

Dans les souks populaires, on peut voir également des gâteaux couverts de poussière, de mouches, que des petits enfants consomment avec appétit.

Au bord des routes, des individus crasseux, proposent de l’huile d’olive dans des bidons sales, récupérés parfois dans les décharges publiques, ou vendent du beurre, du petit lait … sans que cela n’inquiète personne!!!

Devant les écoles, des marchands ambulants vendent quotidiennement des « friandises »,  à d’innocents enfants qui se les arrachent, sans personne pour opérer le moindre contrôle !

Des sucreries dont les dates de péremption ont été largement dépassées, sont écoulées par des grossistes véreux. Ces derniers et qui, par des chemins détournés, font appel à certains commerçants ambulants…

Nous savons aussi, que nourrir des populations de plus en plus nombreuses, est aujourd’hui une équation difficile à résoudre, mais est-ce une raison pour les laisser s’empoisonner par des commerçants véreux?

Il y a des lois à respecter, des normes à ne pas dépasser et un seuil qu’il ne faudra, sous aucun prétexte, franchir.

Il faut dire que devant des marchands sans scrupules et une clientèle pas du tout exigeante, on ne peut s’attendre qu’au pire.

Nous sommes en face d’un danger réel qui guette notre santé.

Tous les dommages ou préjudices touchant le consommateur  devraient être pris au sérieux et trouver réparation.

Un homme averti n’en vaut-il pas deux ?

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