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Le constat des lieux s’avère des plus troublants. Il est déroutant, choquant et inadmissible.

On serait tenté de croire que quelque part, certains décideurs ne se rendent même pas compte qu’El Jadida de nos jours survit bien loin en marge de ce Maroc moderne, celui-là même où les compétitions entre régions et villes a été ouverte depuis longtemps, pour donner libre cours à l’esprit de l’innovation et au sens de la créativité, afin que leur espace vital soit à la hauteur des aspirations citoyennes.

A El Jadida, ce sont les idées folles qui ont tendance à prendre le dessus pour marquer cette nouvelle ère.

Et c’est sans gêne et sans regret qu’on cède la place à la médiocrité et à certaines décisions aussi farfelues que ridicules.

Faire l’inventaire de toutes ces fausses notes serait trop long à énumérer…depuis le temps où dure cette série de mascarades.

Aussi, nous limiterons-nous à remettre en cause quelques cas de ces absurdités qui cachent bien d’autres et qu’on a eu l’audace de faire passer pour “réalisations”.

Au fait, quel esprit clairvoyant pouvait admettre l’installation d’une fontaine gadget au cœur même d’un centre ville déjà très à l’étroit et sur le prolongement du principal boulevard de la ville. Résultat : d’interminables bouchons aux heures de pointes et un blocage total durant la haute saison, en plus d’accidents plus ou moins graves, causés par cet obstacle imprévu qui surprend tout étranger à la ville.

Quel est ce génie créateur qui a opté pour la réalisation d’un marché pour ambulants, adossé aux murailles d’une cité portugaise, classée  Patrimoine Universel, outrepassant ainsi les recommandations de l’Unesco?… Une perte de crédibilité vis-à-vis d’une instance internationale et un gaspillage des deniers publics, puisque ce qui devait être un refuge pour marchands ambulants a été déserté bien avant son peuplement.

Selon quelle logique environnementale s’est-on permis de déraciner les essences qui ornementent nombre de boulevards, sans le moindre état d’âme et sans respect pour la mémoire collective de tous ces anciens qui y ont gravé les initiales de leurs premiers amours.

Enfin qui a eu cette idée follement folle, en dressant un  mur de la honte pour cacher la dégradation des petites cabines-vestiaires qui longent la plage et qui ont contribué à la renommée d’El Jadida en tant que Deauville du Maroc?

Pourtant, cette plage dans toute son intégralité dispose d’une belle et féerique histoire. Et ce n’est pas fortuitement que c’est à partir de cette plage que la Princesse Lalla Hasna a lancé le 24 Juin 1999, une opération de grande envergure environnementale sous le signe de “Plages propres”.  Pour couronner cet événement, la Princesse avait alors institué un prix pour la plage la plus propre et la belle. La plage d’El Jadida s’était  alors classée au cinquième rang au niveau National dans une compétition pour ce titre qui a vu la participation des plages de grande renommée.

Au su de ces ratages pris dans le tas, on peut aisément avancer que la machine d’El Jadida s’est grippée quelque part. Une panne d’autant plus alarmante, que les échos qui  nous arrivent d’ailleurs, traduisant les avancées enregistrées au niveau d’autres villes, sont des plus éloquentes.

Chahid Ahmed

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