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Par: Khadija Choukaili

Est-ce possible que la gestion de la chose publique puisse atteindre ce degré de laisser-aller ?

Les fontaines d’El Jadida, qui donnaient un certain cachet à la capitale des doukkalas, surtout que l’une se situe à l’entrée de la ville et l’autre en plein centre, ne fonctionnent plus depuis quelques mois. Ceci paraîtrait normal si la raison en est un dysfonctionnement mécanique ou technique auquel on n’aurait pas trouvé de solution. Mais la raison de cet arrêt n’est nullement physique, mais  d’ordre purement administratif et financier.

Il ne s’agirait pas d’un non fonctionnement mais plutôt d’un dysfonctionnement dans la gestion de la chose publique.

Malheureusement, ce genre d’interruption de plein de projets de réaménagement urbain est devenu monnaie courante à El Jadida depuis l’ascension de M. Jamal Ben Rabia à la présidence du Conseil Communal.

Comment peut-on concevoir, ne pas prévoir, soit une reconduction du contrat de maintenance, soit un appel d’offres pour l’attribution des travaux de maintenance à une nouvelle société, avant l’expiration du contrat, au cas où le premier attributaire n’aurait pas honoré les conditions exigées.

Il faut rappeler que la mise en œuvre de la fontaine sise à l’entrée d’El Jadida a démarré en 2013 et qu’un budget de 7 millions de dirhams a été alloué à sa réalisation. Celle du centre-ville a été réalisée en 2015 pour une enveloppe de 12 millions de dirhams dans le cadre du réaménagement de la place du théâtre Mohamed Afifi.

Comment concevoir qu’un budget aussi important soit dépensé pour la réalisation de deux fontaines, pour l’embellissement de la ville, certes, mais sans prévoir la gestion des charges qui en découlent, telles que leur entretien et leur maintenance ?

Ce problème de maintenance ne semble pas préoccuper les gestionnaires qui n’y accordent d’ailleurs, aucune importance. Si l’on veut pousser la réflexion plus loin, on constaterait que Sidi Bouzid, qui représente une belle station balnéaire, souffre des mêmes problèmes de manque de maintenance qui a causé l’arrêt du fonctionnement de sa fontaine depuis plus d’ une vingtaine d’années.

Une chose en entraînant une autre, cela ramène la réflexion sur le théâtre en plein air de Sidi Bouzid qui se dégrade chaque année un peu plus sans qu’aucun projet de son réaménagement ne voit le jour.

Les exemples ne manquent pas. Et cela dénote de l’insouciance des responsables et leur manque de discernement face à tout ce qui constitue l’identité de la ville. Encore plus aberrant que le problème des fontaines, celui des belles horloges qui constituent un vrai patrimoine de la ville qui sont malheureusement confrontées à la négligence et à l’ignorance de ces responsable qui ne comprennent pas que ces horloges constituent un réel héritage pour les jdidis et font partie intégrante de leur histoire.

Ce n’est, malheureusement, que quelques exemples qui montrent l’incohérence dans la gestion des deniers publics.

Un investissement de presque 21 millions de dirhams a été alloué  pour la mise en place de deux fontaines, qui, finalement ne fonctionnent pas et n’ont donc rien à embellir.

Quand on voit l’état des rues et des boulevards de la ville, la dégradation de ses espaces verts et de toute son infrastructure de base, on comprend que ces gestionnaires n’ont encore rien compris, ni à la gestion, ni à l’administration, et encore moins à la gouvernance.

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