ordures_3jdida

Par: Khadija Choukaili

Il fut une époque où El Jadida était un exemple de propreté. Ses espaces verts, bien que peu nombreux (c’était une petite ville avec 30.000 hab) attiraient par leur particularité.

Le Parc Mohammed V donnant sur la plage, avec son inoubliable café « Najmat Almohit » et le Parc Speiny qui se distinguait par son grand aquarium à ciel ouvert et sa belle bibliothèque. Sans oublier les belles plages qui n’avaient pas besoin d’un pavillon bleu pour dévoiler la propreté de leur sable et la qualité de l’eau limpide d’une mer où l’on pouvait paisiblement se baigner.

El Jadida, qui était considérée comme le Deauville Marocain, croule aujourd’hui sous les orduresordures_6jdida qui jonchent avenues, quartiers, rues et ruelles.  Depuis quelques temps, les amas de déchets et de détritus font, malheureusement, partie intégrante du décor. Et le plus lamentable dans cette situation c’est qu’elle semble ne déranger personne.

 

A qui en incombe la responsabilité ?

Il est certain qu’une partie des habitants est fortement impliquée par son laisser-aller et par son manque de civisme.

Mais l’implication des autorités n’en est pas moins importante. Afin de conserver la salubrité de la ville, les responsables locaux et communaux doivent inéluctablement mettre à la disposition de la population les conteneurs nécessaires à la collecte des ordures, ce qui fait défaut au niveau de certains points noirs, qui semblent totalement ignorés, à croire qu’ils ne font pas partie de la ville.

 

On ne peut, certes, pas voiler la triste vérité que subissent les jdidis, qui se rendent de plus en plusordures_1jdida compte que leur ville devient une décharge publique à ciel ouvert, avec tout ce que cela implique comme conséquences sur l’environnement, faisant de chaque endroit, un milieu propice à la prolifération des maladies, de microbes, d’insectes et de bestioles, sans oublier la puanteur qui s’en dégage et qui rend la situation intolérable.

 

L’état actuel des lieux ne prédit, donc, rien de bon, car la situation devient alarmante et les effets de cette pollution sont désormais préoccupants, particulièrement, sur les personnes vulnérables, telles que les personnes âgées et les enfants.

Pourtant, la gestion des activités de nettoyage et de collecte d’ordures a bel et bien été déléguée à la société Derichbourg depuis environ 2 ans !

Y aurait-il une faille dans les termes du contrat passé entre les parties ?

On est contraint de croire que le service rendu par la société délégataire n’est pas effectif sur le terrain.

Celjadidah2.orduresette dernière se focalise essentiellement sur les grands boulevards (et encore…), en négligeant l’ensemble des rues et ruelles qui pullulent d’habitations et où donc se concentrent la majorité des ordures ménagères..

Le bilan ne peut être que décevant pour les Jdidis car la délégation de ces activités n’a, hélas, pas répondu aux attentes des citoyens.

Il faut donc se rendre à l’évidence et constater qu’une telle situation ne peut être jugée qu’alarmante et scandaleuse, excepté pour nos valeureux responsables communaux et municipaux qui, apparemment, dorment sur leurs lauriers, et n’ont de flair que pour le business florissant auquel ils s’adonnent sans vergogne, sans pouvoir flairer les odeurs fétides que seule la population a pris l’habitude d’humer, contrainte et forcée.

Daigneront- ils s’impliquer un jour dans le processus environnemental  et veiller au bien être des citoyens ?

Ces individus « planent » certainement bien au-dessus des cieux de la ville, certainement à une altitude qui ne permet, à leur odorat, de sentir que le doux parfum de l’oseille qu’ils soutirent aux braves citoyens.

Qui a dit que l’argent n’a pas d’odeur ? Il en a une pour ce genre d’énergumènes !!!

jdi-poubelle

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