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Par: Khadija Choukaili

El Jadida, comme toute ville en plein essor économique, fait face à une augmentation vertigineuse et continue du volume des déchets, due, aussi bien  à la croissance de la population, qu’au changement du mode de consommation.

 

Une situation qui a causé un grave problème, se caractérisant par la multiplication anarchique de décharges non contrôlées, dans  différents quartiers de la ville.
Bien que la collecte des déchets ménagers à El-Jadida, fasse l’objet d’un ramassage régulier par la société française Derichebourg, il n’en reste pas moins que les amas d’ordures, font bel et bien partie du « décor » quotidien et favorisent la prolifération des moustiques, des mouches ainsi que des rongeurs, qui constituent des vecteurs de multiples maladies, sans parler des odeurs nauséabondes qui s’en dégagent et affectent bien entendu l’air que les malheureux habitants respirent.

 

Les autorités provinciales d’El Jadida avaient pourtant élaboré en 2014, un plan directeur provincial de gestion des déchets ménagers en mesure d’accompagner le développement socio-économique et la démographie galopante de la province et remédier à la problématique du traitement des déchets solides.

Ce plan visait la mise à niveau de ce secteur, sa professionnalisation et l’amélioration des services de collecte des déchets, ainsi que les services de nettoyage.

Il avait également pour objectif d’instaurer un nouveau mode de gestion des déchets ménagers dans le cadre d’une vision communaleeljadidah2.ordures globale, tout en recommandant la fermeture définitive des décharges non contrôlées à l’horizon 2015, la réhabilitation et la fermeture définitive des anciennes décharges à l’horizon 2017.

L’étude préalable à ce projet avait fait ressortir qu’il existait une véritable carence au niveau de la gestion des déchets et que les services en charge de la gestion de ces déchets se trouvaient dans l’incapacité de gérer la quantité quotidienne qui atteignait en 2014 environ 309 tonnes.

Qu’est-il advenu de ce plan directeur qui se proposait d’apporter une issue à ce grave problème de pollution ?
La décharge publique utilisée jusqu’à présent est située à environ 3km du centre  ville.

Avec la croissance de la population et l’exode rurale qui n’en finit pasordures_6jdida de désemplir nos campagnes pour encombrer nos villes, de nouveaux lotissements sont construits, et la décharge s’en retrouve, presque au centre de l’agglomération urbaine.

II va sans dire que cette décharge ne bénéficie d’aucun aménagement particulier. Pire, ce site a été fait aléatoirement, sans aucune étude préalable de son éventuel impact sur l’environnement.

Et bien que les lois nouvellement promulguées, visent à préserver l’environnement, cet état des lieux demeure en total inconformité avec les textes en vigueur.
En cogitant d’avantage sur l’état sinistre de la ville d’El Jadida, une question s’impose.

Dans d’autres villes du royaume, la propreté règne dans tous les coins et recoins. Même dans les venelles où il est impossible qu’un véhicule pénètre, comme à  Chefchaouen,

Il faut dire que les habitants du nord nous dament le pion question propreté et entretien de leurs villes. Pourquoi donc ces villes parviennent elles à maitriser la propreté de leurs cités et pas la ville d’EL Jadida ?

Certes, il est de rigueur que certaines règles de conduite soient respectées. En France, par exemple, certaines mesures sont de rigueur, sous peine d’amende en cas de leur non-respect, telle que l’heure de dépôt des ordures dans les bennes.

A El-Jadida, hélas, chacun évacue ses ordures ménagères à l’heure qui lui convient, sans que cela n’interpelle les responsables. Ceci ne contribue nullement à préserver la propreté de la ville, et ne facilite surement pas le travail des éboueurs.

Le constat, malheureusement, ne peut être masqué. El Jadida, porte très mal, son surnom de Deauville marocain et on ne peut que se rendre à l’évidence qu’elle est devenue une poubelle à ciel ouvert.

Les détritus encombrent les trottoirs et les chaussées et défigurent les quartiers. Le plus déconcertant est de constater que toute cette anarchie ne parvient, toujours pas, à inquiéter nos vaillantes autorités provinciales, locales et communales !

Mais critiques de l’irresponsabilité des autorités mises à part, et de celle de la société en charge du ramassage d’ordures, il est évident que certains de nos concitoyens, manquent énormément de civisme, d’éducation, et de respect.

ordures_2jdidaIl est décevant de se rendre compte que la capitale des Doukkala est devenue crasseuse et répugnante. Ses trottoirs sont envahis par des étalagistes qui n’ont d’autres soucis que la quantité de billets empochée en fin de journée et qui laissent derrière eux déchets et détritus, jonchant les avenues.

La situation est préoccupante et empire de plus en plus pour une ville qualifiée jadis de  coquette. Elle est d’autant plus inquiétante pour cette cité appelée à jouer un rôle important dans la promotion de son tourisme et de son économie.

A quand le réveil des consciences pour sauver El-Jadida et la sortir de ce gouffre où elle s’enfonce de plus en plus ?

Qu’en pense M. Ben Rbiâ, lui qui a remué ciel et terre pour gagner aux élections et arracher la présidence du conseil ?

Et M. Mohamed El Guerrouj, se plait-il dans cette « petite Suisse » dont il est gouverneur ?

Jusqu’à quand ceci Va-t-il durer ?

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