Dorénavant, même l’arrestation d’un délinquant, sous l’effet de psychotropes, en flagrant délit de menaces à l’arme blanche en pleine rue, est sujette à polémique.

Un délinquant, sous l’effet de psychotropes, a créé ce lundi vers minuit, un véritable chaos au quartier Saada, menaçant les passants en pleine rue, muni d’un sabre et d’un poignard.

Les citoyens, harassés et craignant pour leur sécurité, ont alerté la Sûreté Nationale et deux motards se sont rendus aussitôt sur les lieux de l’incident, pour découvrir un jeune délinquant grièvement blessé au niveau des bras, s’étant probablement tailladé sous l’effet des psychotropes, brandissant ses armes et menaçant d’en faire usage.

Opposant une réelle résistance au moment de son arrestation, l’un des deux motards, à l’allure gaillarde, est parvenu à maîtriser le délinquant déchaîné, à le désarmer et à lui mettre les menottes.

La fouille qui s’ensuivit selon la procédure d’arrestation a révélé qu’il dissimulait de la colle utilisée par les délinquants comme drogue connue sous le nom de « silicium ».

A l’arrivée de l’ambulance étant donné que l’état des blessures du délinquant nécessitait son transfert à l’hôpital, les choses se compliquèrent et s’ensuivit une polémique due au fait que le chauffeur a refusé le transport du blessé sans assistance sécuritaire, chose que les deux agents de polices ayant assuré l’arrestation ont rejeté, vu que l’idée de monter à bord de l’ambulance ne relève pas de leur attributions, et ont jugé nécessaire de faire appel à un policier de l’équipe assurant la permanence.

Il a fallu attendre près d’une heure avant qu’un agent de l’équipe de permanence n’arrive sur les lieux.

 Pendant ce temps-là, le blessé, menottes aux poignets baignait dans son sang, alors qu’il devait être transporté d’urgence à l’hôpital.

Une situation compliquée dans laquelle il fallait faire appel à l’humanisme et à « l‘assistance à personne en danger » avant toute chose.

Mais les esprits étant encore traumatisés par le décès du jeune Ayoub, suite à sa mise en garde à vue alors que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale urgente. Une attitude qui a été à l’origine de l’arrestation d’un officier de police.

Des événements qui ont accentué la nécessité, pour les agents de la Sûreté Nationale, de suivre la procédure en vigueur en prenant le maximum de précautions, lors des arrestations de présumés criminels, et d’éviter d’être impliqués dans des situations compliquées telles que cela a été pour leur collègue dans l’affaire du décès du jeune Ayoub.

La situation se complique donc de part et d’autre, puisque toute défaillance peut mener à l’incarcération. Aussi bien les structures sanitaires que les autorités sécuritaires se sentent dans la ligne de mire et les citoyens crient au scandale vu l’état dans lequel se trouvent ces instances qui sont censées leur assurer le bien-être, et ce, dans tous les sens du terme

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