El-Jadida : Pitié Pour L’environnement

Les vidanges dans les parages de la place des taxis et certains coins de la cité empoisonnent la ville.

Pour certains automobilistes, en particulier les chauffeurs de grands taxis, le vidange de leurs véhicules peut se faire n’importe où dans la ville. Y compris dans les parages de la place des taxis, notamment près de la gare routière et surtout du côté du cimetière Sidi Bouafi.

Si cette pratique leur revient moins cher, il n’en demeure pas moins que notre environnement en souffre terriblement. Car, une huile de moteur brûlée déversée dans la nature est une forme dangereuse de pollution ayant des répercussions néfastes sur les habitants des quartiers limitrophes.

En plus, cet acte irresponsable condamne, à coup sûr, le sol à une mort, certes, lente ; mais certaine, dans les autres terrains !

Il est aussi des laveurs de véhicules à quatre roues qu’on trouve, désormais, un peu partout dans la ville. Dans les parkings, les stations d’arrêt des taxis, les coins et recoins de la cité, une armada de laveurs s’adonne, sans aucune pudeur et sans être inquiétés, à leur activité.

Tout le monde y trouve son compte. Les automobilistes se débarrassent à bon prix des saletés de leurs engins, 10-15 dirhams, qui en dit mieux? et les laveurs trouvent un moyen florissant pour subsister.

Tant mieux ! Un moyen somme toute honnête. Mais qu’en est-il de l’environnement et de l’esthétique de la ville ?

Ils en reçoivent, les pauvres, un sacré coup ! Sous d’autres cieux, des textes de loi sanctionnent de tels actes. Ce qui n’est pas le cas chez nous hélas!

Devrait-on pour autant fermer les yeux et tolérer ce massacre ?

Oh ! Que certainement pas!

Tout d’abord, il faudrait sensibiliser ces messieurs sur la gravité de leurs actes regrettables car ils ne pensent pas à l’effet dévastateur de leur geste. Pour eux, une huile brûlée ou des détergents sont comme tout autre produit inoffensif. D’où la gravité de la situation !

Et tant qu’ils ignorent complètement les conséquences néfastes qui en découlent, ils continueront de plus belle à empoisonner le sol !

Après, cette étape, plus aucune excuse ne serait tolérée.

Au contraire, la sanction devrait être draconienne.

El Jadida Scoop

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One Thought to “El-Jadida : Pitié Pour L’environnement”

  1. Loura

    Poissons avec un seul S.
    Personne n’ignore où finissent toutes les eaux polluées et les toxines de nos foyers, de nos industries et des pluies qui inondent nos rues. Toutes ces eaux, très polluées et très toxiques, se jettent dans nos égouts. La triste réalité est que cette panoplie de toxines polluantes, s’acheminent et finissent, toutes, dans nos fleuves et nos rivières, qui les conduisent à leur tour, à nos océans sans passer par aucune station de traitement et d’épuration.
    L’ironie du sort est que dans ces mêmes océans, nagent et vivent les pois(s)ons qui garnissent nos plats.

    Les environnements où vivent ses pois(s)ons sont inondés de pollutions toxiques de toutes sortes. Des radiations, des acides, des poisons, des pesticide, des médicaments, des plastiques etc … . La liste de ces poisons est très longue et je n’aurais point d’espace pour les nommer tous. Les océans sont devenus pour les multi-nationales et les collectivités publiques, un vaste dépotoir qui leurs permet, gratuitement, de se débarrasser de tous leurs déchets toxics et radioactifs.
    Bientôt, ses pollutions viendront menacer notre existence.
    Cette catastrophe n’est pas limitée qu’au Maroc où l’OCP, le plus grand pollueur du royaume, malheureusement, c’est une catastrophe qui s’étant à l’échelle planétaire. Les courants marins font des océans l’un des réseaux de trafic le plus complexe de la planète.
    Plus de 40% des débris radioactifs et des déchets toxics de la tsunami qui a ravagé les côtes japonaises ont échoué à des milliers de kilomètres sur les côtes pacifique du continent américain. Le reste gît dans les fonds des océans comme débarra pour les générations futures.
    Parlons, toujours, des courants marins. Le golfe stream est un courant régulateur des climats des deux rives de l’Atlantic. Il est aussi un véhicule des eaux chaudes et des eaux froides chauffant les régions froides et refroidissant les régions chaudes en assurant la continuité de leur survie. Sans ce courant, l’Europe du nord ne sera qu’un vaste glacier et l’Afrique de l’Ouest un désert où rien ne pousse.
    Mais, il est, aussi, un véhicule distributeur de toute sorte de pollution. Sur le long de son passage, il veille à ce que chaque pays reçoive sa part équitable des ces polluants. Ces courants n’ont besoin ni de passeport ni de visas et en l’absence de lois interdisants tout les rejets toxiques aux égouts, aux fleuves et aux océans, le mot poisson, dans un avenir proche, s’écrira avec un seul S « POISON ».

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