El Jadida : Piétons, traversez… à vos risques et périls !!!

Il est des choses incontournables dont doit disposer toute ville qui se respecte.

Le bon fonctionnement d’une ville, et la réussite de tout projet d’aménagement urbain, repose sur la capacité de la collectivité locale à planifier son développement, en s’appuyant sur un ensemble d’infrastructures de qualité, modernes et adaptées aux besoins des citoyens, telles les voiries et les routes pour la circulation, les réseaux d’assainissement d’eau, d’énergie et d’éclairage public, en passant par des espaces de détentes et, bien entendu, des passages piétons pour organiser la circulations des citoyens sans leur faire courir de risques, des toilettes publiques, sans oublier les infrastructures de télécommunications et de traitement de l’information qui font désormais partie intégrante des plans urbanistiques modernes (réseaux wifi, entre autres).

Pour ne s’intéresser qu’à la sécurité des piétons, où en est-t-on des passages réservés à cette catégorie de citoyens très nombreuse, qui vaque à ses occupations quotidiennes en subissant le calvaire de devoir contourner tous ces obstacles qui squattent les trottoirs, et contraints de traverser des boulevards et avenues, à leurs risques et périls, sans aucune sécurité corporelle, en l’absence de ces passages dits de « piétons ».

Mais où sont passés ces fameux passages dédiés à cette catégorie de citoyens qui ont été tout simplement totalement délaissés au point d’être carrément effacés.

Il faut rappeler que jadis, à l’approche de la saison estivale, la ville connaissait une certaine effervescence, en raison des travaux de réaménagement des trottoirs et des passages piétons, que la commune entreprenait en les faisant repeindre, histoire de les « relooker » mais aussi pour assurer la sécurité des citoyens autochtones et estivants venus des quatre coins du royaume pour passer leurs vacances dans cette ville qui était très appréciée.

Il est déconcertant de constater ce laxisme des autorités locales, qui ne font aucun effort pour réparer l’existant, au moment où d’autres communes se développent, lentement mais sûrement, en adoptant des passages piétons lumineux, des ponts et trémies dans les points noirs où la circulation est dense.

Note belle ville qui était pionnière en matière d’entretien et maintenance des infrastructures de bases (toilettes publiques, éclairage, passage piétons, entre autres) a cessé depuis belle lurette, de s’intéresser au bien-être des habitants en délaissant tout ce qui a trait à rendre aisé le déplacement ou la circulation à pied des citoyens.

Il est certain qu’il existe bel et bien un budget annuel dédié à cet effet. Mais en l’absence d’un programme de réaménagement et d’entretien, mais aussi de contrôle et de d’évaluation des réalisations, notre ville continuera sa descente aux enfers.

Pour ne parler que de ce volet des passages piétons, en l’absence de leur entretien par une repeinte régulière, les piétons continueront à prendre des risques chaque fois qu’ils traversent un boulevard où les lignes de peinture sont totalement effacées et invisibles aux automobilistes.

Il est révolu le temps où ces passages « cloutés » étaient en cuivre bien ciré, quand personne n’osait traverser la chaussée hors des « clous », bien qu’aucune loi ne réglementaient encore la traversée des piétons.

Il faut aussi noter que le traçage de ces passages était si bien planifié qu’on ne pouvait les prévoir à la limite des ronds-points. Une distance de quelques mètres était prévue pour éviter tout carambolage, malgré la fluidité de la circulation à cette époque où l’effectif des voitures était limité.

La liste est longue de tous ces disfonctionnements qui ne demandent pas un grand budget, mais juste une bonne planification et une gestion efficiente et efficace du budget communal.

Khadija Choukaili

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