Les jdidis déplorent le manque d’espaces verts et d’aires de jeux et de loisirs pour leurs enfants.
Un manque signalé par des jeunes et des parents qui se plaignent de l’absence totale de lieux destinés à la détente où leurs enfants peuvent s’amuser librement sans courir de risques des accidents de la circulation, tout aussi bien que d’autres risques relatifs à la délinquance sous l’influence de mauvaises fréquentations.

Cette situation est très mal vécue par les habitants .
Pourtant, les centres de jeux sont des cadres privilégiés pour stimuler et favoriser les activités ludiques des enfants et même des moins jeunes.

Deux facteurs sont indispensables à l’émergence d’une culture de loisirs : le temps et l’espace. Les jeunes disposent globalement du temps , notamment pendant les vacances, mais manquent malheureusement d’espaces de loisirs culturels, sportifs, et divertissants, et qui n’envahissent pas le paysage urbain pour le moins qu’on puisse dire.. .

Ainsi , mis à part le parc Mohammed V avec ses aires de jeux mal fréquentées et mal gérées,et surtout encombrées de petites voitures et différents engins pour enfants, le parc de la place Moulay Hassan , la ville souffre d’un manque flagrant en matière d’espaces de détente pour les enfants en cette période de vacances.

Le développement du secteur des loisirs réservés aux enfants est négligé. Les enfants ne peuvent utiliser leur temps libre et s’adonner à ce qu’ils aiment.

Les vacances pour ces enfants sont loin de rimer avec détente et plaisir. Si pour certains privilégiés, notamment les plus nantis , le programme est déjà tracé, et pour lesquels c’est un luxe de s’offrir une petite semaine de vacances dans un site loin du vacarme de la ville , les alternatives pour les ménages à faible revenu sont limitées, sinon rester cloîtré à la maison et priver les enfants de détente au moment où ils en ont grand besoin.
Ils ne peuvent se payer le luxe d’aller dans des centres privés trop chers pour leurs petites bourses.
Alors, pour cette majorité de gens, comment occuper les vacances des petits ?
Un problème presque insoluble et une question dont la réponse est difficile à trouver.

La ville est, en effet, composée d’une grande proportion de jeunes et d’enfants qui sont souvent les plus demandeurs d’activités de loisir mais malheureusement, la culture du loisir n’existe pas encore , et les autorités locales n’y pensent guère, dans la mesure où leur progéniture n’est pas concernée..

Les terrains sont alloués surtout aux promoteurs immobiliers ,qui érigent des immeubles sans penser nullement à y intégrer des espaces verts ou des aires de jeux pour les jeunes .

Du coup, cette carence flagrante en lieux de loisirs rend difficiles les sorties des familles de classe moyenne durant les week-ends et les périodes de vacances. Même si quelques petites aires de jeux existent dans certains jardins , elles sont loin d’être à la hauteur des attentes des enfants et de leurs familles.

Plusieurs espaces publics ont été aussi aménagés pour recevoir des familles et autres citoyens en quête de quiétude. Malheureusement, ces joyaux de verdure sont squattés par des SDF, des délinquants, voire des ivrognes, à longueur de journée.
Par crainte d’être agressés, les riverains ont carrément boudé ces endroits. Devenus des lieux de regroupement de SDF, d’alcooliques et autres délinquants, qui s’adonnent librement et pleinement, même durant la journée, à la boisson. Ils créent ainsi un climat d’insécurité et d’insalubrité, puisqu’ils n’éprouvent aucune gêne ni honte à jeter des bouteilles et des canettes de bière et autres spiritueux, au milieu des ces espaces verts et à les utiliser comme pissotieres à ciel ouvert , et ce, au vu et au su de tout le monde.

La construction d’aires de jeux ne nécessite pas un énorme investissement, et leur équipement en balançoires, glissoires, cordes à grimper ou tourniquets ne sont pas des encombrements lourds.
Mais nos gestionnaires locaux ne les mettent pas au centre de leurs préoccupations, et pourtant, leur aménagement est un droit naturel, légitime et nécessaire pour l’épanouissement psychologue des enfants, au lieu qu’ils soient livrés à eux mêmes ou dans la rue avec tout ce que cela comporte comme dangers pour leur comportement, leur éducation et même leur vie.

Les prescriptions en matière d’aménagement urbain prévoient pourtant la création d’espaces verts, d’aires de jeux et de loisirs comme accompagnement aux constructions de logements. Malheureusement,on persiste à ignorer les attentes des enfants et des jeunes en termes de loisirs et de distractions.

Quid du parc Spinney ( Hassan 2), fermé au public malgré son réaménagement ?

Quid du spacieux terrain où se trouvait l’ancien hôtel Doukkali, où pourrait être construit un espace de jeux pour enfants ?

Khadija Benerhziel

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