suicide

Par: Khadija Choukaili

En ce mercredi, vers 17 heures, un jeune homme âgé d’à peine 27 ans, résident à Hay Saâda s’est donné la mort en se jetant du haut du domicile où il réside.  
Les faits se sont déroulés pas loin de l’Agence de la Banque Populaire, un coin qui connait beaucoup d’affluence en cette heure de fin d’après-midi.
Les habitants de ce quartier encore sous le choc, ont été très affectés par cette mort tragique. Les commerçants, alertés par les cris des témoins ayant assisté à la chute du jeune homme ont aussitôt alerté les autorités et une ambulance a transporté le jeune homme dans un état critique à l’hôpital Mohammed V où il a expiré son dernier souffle dès son admission aux urgences.
Ce drame intervient après une autre tentative de suicide qui a fort heureusement échoué.
En effet, la veille de ce drame, un jeune homme âgé de 23 ans a tenté de se suicider en se jetant du 2ème  étage du domicile familial. Une voiture en stationnement l’a sauvé d’une mort certaine et sa chute s’est soldée par quelques fractures.
Il est regrettable de constater qu’en ces derniers temps, on assiste à une recrudescence de ce « phénomène » de suicide.
On déplore de plus en plus la mort de tant de jeunes, de cette façon, par décision personnelle comme « solution » de dernier recours.
A croire que cela prend la forme d’un phénomène de société, quand des citoyens, arrivés à un stade de désespoir avancé, ne veulent plus faire l’effort d’essayer de surmonter leurs problèmes.
Il est vrai que mettre fin à sa vie d’une façon ou d’une autre, est un choix que certaines personnes font de par le monde et El Jadida n’en est pas épargnée.
Cependant, tous ces suicides qui surviennent presque quotidiennement et plus particulièrement parmi les jeunes, poussent à se poser d’innombrable question, et à  se demander où réside la faille ?
Les facteurs de risque sont multiples mais ils sont également liés à la vulnérabilité de ces malheureuses personnes. On peut citer comme cause le stress, la discrimination, le sentiment d’isolement, la maltraitance, la violence, les problèmes financiers et les relations conflictuelles, mais aussi les troubles mentaux, la consommation excessive d’alcool ou de drogue, certaines maladies chroniques et les antécédents familiaux de suicide.
Ces morts tragiques sont certes, relayés par la presse et sont de plus en plus fréquents. Ce qui révèle que le suicide est de plus en plus présent dans la société et que certaines personnes, désespérées et surtout vulnérables, préfèrent mettre fin à leur vie .
On constate que le suicide, qui était l’un des tabous religieux et sociaux au Maroc commence à se banaliser. C’est une réalité dramatique qui touche toutes les couches sociales.
Selon une étude réalisée par l’OMS en 2014 à l’occasion de la Journée mondiale pour la prévention du suicide, ce phénomène serait la deuxième cause de décès, au Maroc, chez les jeunes âgés entre 15 et 29 ans, et la catégorie la plus fragile serait les personnes âgées entre 15 et 34 ans.
Selon une citation bien connue de Voltaire « Quand on n’a plus d’espoir, quand on a tout perdu, la vie est un opprobre et la mort un devoir ». Une hypothèse à laquelle adhéreraient malheureusement ces personnes qui finissent par passer à l’acte.
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