El Jadida : Mais qu’attendent ces réélus pour reprendre du service ?

Vraisemblablement, les jdidis vont devoir encore attendre… Attendre ce qui n’arrivera point, puisqu’il n’y a pas eu de changement de personne, on ne peut espérer un changement dans les réalisations.

Et à l’instar de tout ce qui se fait (ou ce qui ne se fait pas) les projets continueront à connaitre ce sort de « l’inachevé », et la ville continuera à souffrir de ces dysfonctionnements et de tous les engagements non tenus auxquels les jdidis ce sont habitués.

Pour ne citer que les promesses de « l’ancien-nouveau » Président Communal relatives aux travaux d’aménagement de la route menant à la gare ferroviaire, qui devaient  débuter, selon ses déclarations, à la fin de l’été, et qui n’ont toujours pas démarré.

N’est-il pas temps d’entreprendre ne serait-ce que les activités routinières en mesure de redonner de l’espoir aux citoyens doukkalis, telles que le problème de la collecte des déchets et de la propreté de la ville, le réaménagement des voiries, le transport urbain, l’éclairage public… Sans parler de tous ces projets mis en sourdine et dont on n’entend plus parler à l’image du projet de l’édification d’une maison de retraite (Dar Lâjaza) près de la faculté des lettres, en lieu et place de la bibliothèque qui y était prévue.

Les jdidis ont tant revendiqué, tant présenté de doléances, à qui de droit, pour que les responsables communaux assument leurs engagements et sauvent ce qu’il y a encore à sauver. Mais rien n’y fait. Ce silence dure depuis si longtemps qu’on n’a plus le souvenir des dernières tentatives des jdidis pour inciter les autorités à entamer des travaux d’entretien et de réaménagement de la ville.

Avec le scrutin du 8 septembre ils ont encore une fois, accordé le bénéfice du doute à ces réélus et attendent ces prémices d’un rebondissement en faveur de leur ville, mais il semblerait que l’attente sera vaine, une fois de plus (ou de trop).

Pour ne pas rester sur cette image du tableau noir, on a bien constaté, il y a quelques jours, que la société « Tamesna Vert », en charge de l’entretien des espaces verts, a procédé à l’élagage des arbres des boulevards de la ville, une bonne initiative censée relooké les avenues. Mais malheureusement, l’élagage a été effectué et les branches des palmiers continuent à joncher les rues, à croire qu’aucune structure n’est concernée par le nettoyage, après coup, des avenues où a eu lieu cet élagage.

En attendant que les autorités puissent prendre les bonnes décisions qui mettent les intérêts du citoyen et de la ville au-dessus de toute autre considération,

il faudrait attendre une éventuelle visite royale pour qu’une lueur d’espoir resurgisse, et pour voir ces mêmes gestionnaires de la chose publique, reprendre du service et lancer une alerte maximale en vue d’entreprendre des travaux d’entretien et d’aménagement à un rythme effréné, et voir tous ces endroits déserts et délabrés, reprendre vie et briller de mille feux en un temps record.

Mais résignons-nous et espérons une visite royale – que nous souhaitons proche – pour voir enfin notre ville reprendre un aspect, dirai-je, urbain et digne de ce nom.

Khadija Choukaili

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