Par: Abdellah HANBALI

Il y a  un peu plus de deux années la France disposait au Maroc d’un maillage  d’établissements culturels d’une densité sans équivalent au monde : 10 Instituts français et 3 Alliances franco-marocaines dont celle d’El Jadida.
L’Alliance d’El Jadida  a donc existé depuis une vingtaine d’années. Années, au cours desquelles elle a assuré à la population locale le meilleur enseignement du français et les meilleures animations culturelles possibles.
Des réalisations qui étaient le fruit d’efforts conjugués de toutes les femmes et de tous les hommes qui ont assumé une responsabilité dans cet Etablissement : Directeurs, administrateurs, enseignants et fonctionnaires.
La qualité atteinte résultait également d’apports et d’appuis de toutes natures, des différents partenaires : Fondation de Paris, Ambassade de France, Autorités Locales, Mécènes, Etablissement d’enseignement Supérieur et Direction Régionale de La Culture.
Mais en tant d’années, il y a eu énormément de changements sociaux : L’évolution économique, pédagogique et culturelle a bouleversé la société autour de l’Alliance.La ville d’El Jadida, devenue cinq ou six fois plus grande qu’elle ne l’était il y a 20 ans. Sa population et ses besoins en services pédagogiques et culturels ont évolué et ont changé aussi bien quantitativement que qualitativement. Alors que le mode de fonctionnement administratif de cet établissement était resté inchangé.
C’est dans un souci de restructuration et d’évolution positive, que le Bureau gestionnaire du Conseil d’Administration avait acquis la conviction de transformer l’Alliance en Institut
Questionné à ce propos, le président de ce conseil, Mr Ahmed Benhima, nous clarifia les motifs derrière un tel changement, ainsi que de  l’opportunité qui était à saisir.
«  Cette transformation comporte d’énormes avantages :
– Un budget revu à la hausse par le ministère des affaires étrangères français.
– Des garanties plus solides (Un Institut est sous la responsabilité directe de la France).
– Des spectacles d’une meilleure qualité et que l’Alliance n’avait pas les moyens de mettre à la disposition des jdidis.
Sans oublier que l’ambassade de France, ne propose une telle opportunité qu’à des établissements parfaitement gérés. »
Pour passer au statut d’Institut, El Jadida avait opéré vers la fin 2011,  la mise à niveau administrative qui s’imposait et l’Ambassade de France avait procédé en 2012 à une mise en fusion de la totalité des Instituts au Maroc. Une fusion des compétences et des moyens, qui a pour finalité suprême: L’amélioration qualitative et quantitative du Travail et des services…
Une manifestation culturelle dont ne bénéficiait, à titre d’exemple, qu’un Institut ou deux auparavant, aura dorénavant lieu dans tous les Instituts du pays. Le but ? Offrir la même qualité des services, de meilleures opportunités et manifestations, des coûts en baisse, des sponsors plus intéressés et amplement satisfaits (publicité sur l’ensemble du territoire au lieu d’une seule ville)…
Rappelons à titre informatif, que l’Alliance est une association gérée par un Conseil d’Administration au pouvoir décisionnel et obéissant au droit local. Tandis que dans un Institut, ce conseil n’a qu’un pouvoir consultatif auprès de l’ambassade, seule qualifiée à prendre les décisions finales.
Cette transformation qui a eu lieu du temps de la Directrice Brigitte Mestre, a  réussi à métamorphoser le champ culturel régional au point d’en  faire l’un des plus animés sur le plan national. En témoigne, tous ces articles de presse qui en ont fait l’écho et l’éloge.
Malheureusement, une fois l’ex-Directrice partie à la fin de l’année dernière, suivie par Aline, celle qui s’occupait de l’organisation des prestations culturelles ; l’Institut d’El-Jadida  n’est plus que l’ombre de lui-même.
Les prix qui devaient baisser ont augmenté. Les événements culturels : grands spectacles, écrivains , artistes-peintres…  dont on devait bénéficier ,  comme promis,  furent une désillusion totale.
Pourquoi cette brusque dégringolade ?

Est-ce due à la nouvelle Directrice et à sa méconnaissance du pays…ou à sa méconnaissance du véritable rôle quelle doit  jouer et que l’on attend tout naturellement d’elle ?

Est-ce due à un staff décapité, après le départ de Brigitte et Aline et qui ne sait plus comment s’en sortir et honorer les promesses faites par cet Institut ?
Ce Institut, constituait souvent l’événement culturel au sein de la ville. Une cité qui ressemble de plus en plus  à un désert culturel.
La seule Association qui arrive à tirer son épingle du jeu sur ce plan est celle de la Cité Portugaise présidée par Brahim El Kaliî et magnifiquement administrée par Khalid Sfini. Inutile de rappeler que c’est la seule Association d’ailleurs qui n’a pas bénéficié de subvention cette année et qui continue d’exister, contre vent et marée, grâce aux mécènes et aux amis du Patrimoine Jdidis.

Comme quoi, nos élus font de leur côté, tout ce qui en leur pouvoir, pour… « encourager » la culture dans cette ville !

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