El Jadida : L’inauguration de la nouvelle gare routière, semble… sombrer dans l’oubli

Après une attente qui a duré plusieurs décennies, les jdidis avaient enfin perçu  une lueur d’espoir, suite au lancement des travaux de construction de la nouvelle gare routière. Un projet qui a fait couler beaucoup d’encre, et qui allait enfin se concrétiser. C’était le mercredi 9 janvier 2019.

Un projet, rappelons-le, dont le délai d’exécution était de 18 mois et qui devait donc être livré en juin 2020, conformément aux termes du marché.

Un projet qui devrait décongestionner la circulation du centre-ville et mettre fin aux problèmes de stationnement des autocars et taxis dont souffre la gare actuelle.

Notons que depuis que la commission technique chargée du suivi de la réalisation de ce projet a réclamé l’arrêt des travaux de construction pour non-conformité des ouvrages aux plans approuvés par les membres, et la décision d’effectuer une visite de terrain sur le chantier pour une évaluation effective de l’état d’avancement des travaux, aucune information n’a circulé sur ce sujet.

La commission technique avait tenu une réunion avec le Conseiller M. Hakim Sghir, président du conseil administratif de la gare routière, au terme de laquelle, il avait été décidé d’intervenir d’urgence auprès du promoteur pour que les termes du cahier des charges relatif à ce projet soient respectés, suite aux défaillances relevées et à la non-conformité de certaines clauses du marché.

Il faut rappeler que ces défaillances, concernaient l’édifice de l’hôtel qui fait partie du projet, ainsi que la non-conformité de toute la structure de la future gare, aux plans architecturaux approuvés au conseil d’administration lors de la réunion du 11/12/2018.

Ce qu’il faut également rappeler, c’est que la réalisation de ce projet était basée sur une transaction entre la Commune et ce promoteur qui devait exécuter les travaux de construction de la gare routière sur un terrain d’une superficie de 1,6 hectares, à proximité de la gare ferroviaire, contre la cession, à son profit, d’un terrain de 4 hectares, qui était initialement prévu pour ce projet, et qui se situe à l’angle du boulevard des facultés et de celui de Gibran Khalil Gibran.

Tous ces facteurs dévoilent, si besoin est, que ce projet qui a fait couler beaucoup d’encre était « boiteux » bien avant son lancement.

Si l’on doit, par acquis de conscience, attribuer le retard accusé dans le délai de livraison à la crise sanitaire, il va sans dire que les activités de construction ont repris depuis plus d’une année.

Y aurait-il, encore une fois, d’autres raisons expliquant ce retard ?

Le citoyen jdidi a le droit d’être informé sur le suivi des projets en cours de réalisation dans la ville.

Khadija Choukaili

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