L’histoire du territoire des doukkalas à travers le regard des historiens du 16ème siècle, nous enseigne qu’El Jadida se limitait par Haouzia, Moulay Abdellah, Jorf Lasfar et Sebt Douib et constituait une étendue couverte de forêts, de broussailles, de palmiers, de champs de vigne et de beaucoup d’autres plantes agrestes. Très fertile en herbes et en arbres, le territoire des doukkalas était également riche en gibier.

En dehors de la Cité Portugaise, la ville et ses alentours regorgeaient de jardins potagers et d’enclos, et les pieds de vigne y étaient abondants, ainsi que la multitude d’espèces d’arbres gigantesques dont les hauteurs étaient impressionnantes.

Au début du 20ème siècle, le paysage de la région avait, certes, changé et l’aspect de la ville était, en grande partie, constitué de terrains hérissés, de « jnanes » et de petites fermes appartenant à la bourgeoisie.

Les seules bâtisses étaient constituées de ryads, ainsi que de rares jardins suspendus comme celui de l’ex-maison de l’écrivain Driss Chraïbi dans la Cité Portugaise.

Jusqu’en 1945, les habitants de la cité, pouvaient bénéficier de vues panoramiques de la mer de tout côté de la ville tant la vue était dégagée dans tous ses alentours.

La cité devait également ce merveilleux panorama à sa géographie en forme de cap.

Avec le temps, la ville, en dehors du port et de la Cité Portugaise, pris plutôt l’aspect d’un bourg rural. Elle regorgeait de petites fermes appelées « saniats » qui appartenaient aux notables de la ville et portaient leurs noms.

L’aménagement moderne de la ville commença sous le Protectorat. Les avenues et les jardins furent plantés d’espèces d’arbres importées telles que l’eucalyptus d’Australie, l’araucaria et les palmiers des Canaries…

Vers 1945, les parcs modernes commencèrent à voir le jour. Certains jardins privés ont été déclarés d’utilité publique, tel le jardin privé d’un Autrichien nommé Keller qui fut transformé en pépinière municipale. Il faut souligner que certains des arbres les plus âgés de la ville faisaient partie de ce jardin récupéré par les autorités.

Si l’on s’intéresse aux parcs de la ville, on peut citer le jardin de la place Gallieni, qui porte actuellement le nom de place Abdelkrim Khettabi, qui constitue le premier jardin public moderne d’El Jadida. Il faut signaler qu’avant 1916, cette place n’était qu’un terrain vague où foisonnaient les broussailles.

Le parc Lyautey, communément appelé « parc de la plage » connu aujourd’hui sous le nom de Mohammed V, d’une superficie de 35.000 m2, disposait de nombreuses allées et d’une pergola, fut construit vers 1930. Il fut planté d’espèces variées, d’eucalyptus et de palmiers et de certains arbres très rares comme le dragonnier.

Le non moins important parc Spinney (Hassan II) réalisé sur l’espace où se trouvait « saniat Lebbat », avait été cédé, à l’époque, à l’Anglais Spinney d’où son nom premier.

Ce parc disposait d’un grand bassin de plusieurs espèces de poissons, d’un système de rigoles d’irrigation. Il disposait également de singes et de différentes sortes d’oiseaux. Cet espace exceptionnel offrait aux visiteurs trois courts de tennis ainsi qu’une bibliothèque.

Par ailleurs, la côte située entre Azemmour et El Jadida a été classée zone forestière et Site d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE) depuis 1942, par arrêté viziriel. C’est à l’entrée de cette forêt d’eucalyptus, de pins et d’acacias que le projet balnéaire Mazagan Beach & Golf Resort a été réalisé.

La région de doukkalas est une terre riche en verdure et sa biodiversité s’en trouve augmentée et son climat clément favorise toute sorte de culture.

La région de Doukkala est une région dotée d’atouts naturels qui ne demandent qu’à être exploités à bon escient. Il ne lui manque que la contribution du facteur humain, qui est seul capable de transformer ces atouts en un véritable développement.
Khadija Choukaili

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