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Perpétuelle course du temps. Implacable et irréversible fuite du temps.  2017 vient  à peine d’expirer, le cœur encore chaud, qu’une autre année pointe déjà annonçant ses premières lueurs dans une aube teintée d’espoirs, de vœux et de vierges volontés qui aspirent au meilleurs des lendemains.

En cette circonstance, ma petite carte postale de bonne année je la dédierai volontairement à mère El Jadida. Cette tendre terre qui a bercé mes rêves d’enfance et forgé mes valeurs d’adulte. J’y écrirai tout simplement « El Jadida, lève – toi et marche ». Nous avons fait un bon bout de chemin ensemble, nous avons été intimes jusqu’à la complicité, nous avons fusionné nos soupirs comme des amoureux adolescents, nous nous sommes promis la fidélité des inséparables…et ce n’est pas aujourd’hui que je ferai pacte avec tous ces détracteurs qui s’aveuglent face à tes sursauts de grandeur, qui avilissent ta réputation et ta pudeur, qui n’arrêtent pas d’étouffer tes détresses  et tes douleurs tout en s’abreuvent à satiété du nectar de tes fleurs printanières.  Ingratitude, hypocrisie et lamentable sens de responsabilité semblent représenter le passe droit approprié qui anime les convoitises et les malversations de tous ceux qui sont censés accompagner tes pas vers la maturité, celle d’une ville qui a longtemps attendu et rêvé cette plongée dans la piscine des grands.

Pour te souhaiter mes meilleurs vœux, chère El Jadida, je n’ai que l’amour à jdi.centre98t’offrir. J’aurai tant aimé vous livrer  mon cœur mais vous le détenez déjà. Toutefois et à titre de reconnaissance je vous offrirai une voix de femme, un témoignage  qui nous vient d’ailleurs, un éloge de mérite qui réchauffera certainement ton cœur et te donnera plus de tonus pour aborder dans la confiance et la sérénité une nouvelle étape de ton histoire.

« El Jadida terre féconde, terre festive, terre en devenir en raison de son attractivité, deuxième pôle économique du pays avec Jorf Lasfar qui a crée aujourd’hui 200 unités industrielles avec quelques 50.000 emplois, première province laitière et sucrière, deuxième en maraîchage après Agadir… Autant de potentialités qui l’élisent en tant que deuxième pôle industriel et agroalimentaire.

Historique par son patrimoine architectural dont les Kasbah et les Tazotas, cosmopolite par le nombre de nationalités qui s’y sont relayées, berceau de la poste marocaine, hôte de nombreux consulats, moderne par ses nombreux projets structurants, résolument tournées vers l’avenir et ouverte sur le monde, la capitale de la fauconnerie déploie ses ailes pour honorer son nouveau rôle de deuxième pôle économique dont elle possède tous les attributs.

Deux ports, proximité de l’Aéroport de Casablanca, très bonne connectivité avec l’autoroute, El Jadida veut mériter son nom de « la Nouvelle » (Merci Leila Myara),

jdi.centre1 El Jadida…lève toi et marche, car c’est dans ce beau tableau que se dessinent tes lettres de noblesse et les fondements de ta richesse. Ne te laisse pas succomber sous les coups des sans honneur qui ne voient en toi qu’une terre sans âme… une orpheline sans racines et sans défense que le dernier des parvenus peut en abuser dans une totale impunité rien que pour assouvir ses propres plaisirs.

El Jadida… lève toi et marche, en criant haut et fort que tu es cette princesse des Doukkala que tous les conquérants occidentaux voulaient à tout prix épouser, dis leur que tu es la reine des plages, souveraine des côtes Atlantiques du pays, explique à tous ceux qui n’arrêtent pas de salir ta mémoire qu’avant leur intrusion ton atmosphère sentait la fraicheur iodée et les parfums des mille et une fleurs.

Non. On ne te convertira pas en ville dortoir. On ne fera pas de toi un terrain dépotoir. On ne saccagera pas les précieux souvenirs de ton glorieux passé. On n’handicapera pas tes aspirations d’avenir… tout simplement parce que tu n’as jamais été ni orpheline ni stérile. Les réactions toujours plus fortes, toujours plus larges dont te couvrent tous ceux que tu as enfanté et qui ont humé leurs premières bouffées d’oxygène dans ton ombre ne baisseront jamais les bras et ne fermeront jamais les parenthèses afin que justice te soit rendue.

Que s’est-il donc passé entre hier où ta réputation cristallisait les soupirs d’amour de tous ceux qui ont frôlé avec délicatesse le sable fin de ta majestueuse plage, ceux qui ont écouté dans la volupté le silence apaisant de tes nuits éphémères, ceux qui se sont assoupis en toute confiance sous l’ombre de tes jardins et tes parcs aux printemps eternels, ceux qui se sont promis de te réserver à jamais une place de premier choix dans les arcanes de leur cœur… Que s’est-il donc passe entre hier et aujourd’hui où les nouvelles qui fusent de toutes parts ne voient plus en toi que ce gigantesque corps urbanistiquement difforme, rongé jusqu’à la moelle par le mal des incompétences, un congloméra de souks au quotidien où les remugles se concurrencent ou s’interpénètrent pour instaurer un climat de renfermé que même les brises de mer les plus fortes n’arrivent plus à dissiper, une jungle citadine où la rue obéit à ses propres lois au défi de toutes les interventions sensées défricher les droits chemins de la raison.

Oseront nous dire qu’El Jadida est depuis quelque temps livrée à elle-même tout en continuant à dériver sans repères et sans boussole pour  nous rappeler ce bateau ivre dont les membres d’ équipage qui se sont assurés de leurs gilets de sauvetage n’accordent que peu d’importance au devenir de l’épave ? Pour être plus raisonnable, la découverte toute récente d’El Jadida- El Dorado et la ruée qui s’en est suivie ont-ils bousculé toutes les compétences au détriment  d’autres appétits non avouables ? Dans un cas comme dans l’autre, il se trouve qu’aujourd’hui, que notre petite El Jadida vieilli mal, vieilli précocement, vieilli en silence, vieilli dans l’anonymat, non pas parce que ses traits de beauté ont totalement dégénéré, mais tout bonnement, c’est suite aux multiples et inadmissibles couches de crasses qui se sont superposées sur sa peau, sans que cela puisse  émouvoir aussi bien nombre de ses fils naturels que ceux d’adoption et encore moins ceux qui gèrent sa destinée, qu’El Jadida, autrefois sirène de la grande bleue, ressemble de nos jours à un laideron.

Pour la confidence, nombreux sont ces innocents/coupables qui me jdi.cité 0reprochent, gentiment certes, mais avec des insinuations lâches et à peines voilées, le fait que ma prose a été toujours trop indulgente envers toi et que mes intuitions optimismes à l’égard de ton avenir relèvent de la fiction… A croire que toute cette rapide et exceptionnelle démonstration de force dont tu fais preuve ces derniers temps, en tant que province, n’est visible que pour ceux qui y croient et veulent y adhérer.

Ingratitude délibérée ou amnésie de l’histoire ? Pour ces enfants immatures qui tètent encore et à profusion de ton généreux sein, El Jadida ne s’éveillera jamais ou plutôt ils n’admettent pas que d’autres aient compris bien avant eux que l’énorme potentiel dont tu as toujours disposé, n’est qu’à portée d’une intelligence créative. Une intelligence qui fait appel  à la capitalisation des énergies, au sens du devoir des uns et des autres, au réveil des consciences de toutes les forces vives et à la mobilisation de toutes celles et ceux dont le cœur vibre encore et toujours sous la douce mélodie : El Jadida, lève-toi et marche, nous ferons nos pas ensemble comme au bon vieux temps. Nous nous tiendrons la main et nous marquerons nos pas sur le sable humide de notre plage. Nous regarderons ensemble ce lointain azuré où se meurt le dernier soleil de l’année qui nous quitte. Nous veilleront cote à cote en compagnie des chuchotements complices des ressacs pour accueillir humblement et dans la dignité les premières lueurs de la nouvelle année 2018, avec cette grande et immense certitude que demain s’inscrira assurément sous les meilleures des auspices.

Rien n’est impossible, El Jadida dispose d’une large marge de manœuvre et de puissants atouts pour effacer ce dernier et mauvais chapitre de son histoire. A mediter.

Chahid Ahmed

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