El Jadida : Les plans foireux de la ville… un vrai fiasco porté sur nos petits écrans par 2M

Un reportage de la chaine nationale 2M vient de mettre à nu les disfonctionnements que connait le projet de construction de la nouvelle gare routière de la ville.

Après une attente qui a duré plusieurs décennies, les jdidis avaient enfin perçu une lueur d’espoir, suite au lancement des travaux de construction de la nouvelle gare routière. Un projet qui a fait couler beaucoup d’encre, et qui allait enfin se concrétiser.

Il faut reconnaitre que ce projet de grande envergure était « boiteux », depuis son lancement et ne connait toujours pas d’issue favorable, bien que les travaux y soient clôturés.

Ce projet avait été lancé en janvier 2019, et devait être livré en juin 2020, après un délai d’exécution de 18 mois, conformément aux termes du marché.

La réalisation de cette gare routière devait décongestionner la circulation du centre-ville et mettre fin aux problèmes de stationnement des autocars et taxis dont souffre la gare actuelle par manque d’espace.

Ce qu’il faut aussi rappeler, c’est que la réalisation de ce projet était basée sur une transaction entre la Commune et un promoteur qui devait exécuter les travaux de construction de la gare routière sur un terrain d’une superficie de 1,6 hectares, à proximité de la gare ferroviaire, contre la cession, à son profit, d’un terrain de 4 hectares, qui était initialement prévu pour ce projet, et qui se situe à l’angle du boulevard des facultés et celui de Gibran Khalil Gibran.

Tous ces facteurs dévoilent, si besoin est, que ce projet était « foireux » bien avant son lancement et ne pouvait que connaitre une aussi grande ambigüité.

Si l’on doit, par acquis de conscience, attribuer le retard accusé dans le délai de livraison à la crise sanitaire, il va sans dire que les travaux de construction ont pris fin depuis plusieurs mois sans que la délocalisation de l’ancienne gare puisse voir le jour.

Un autre projet, non moins foireux, est celui du réaménagement de l’entrée de la ville, qui, à peine quelques mois après sa finalisation, on constate déjà les défectuosités de l’asphalte qui commence à se craqueler, alors qu’on espérait voir cette entrée de la ville briller de mille feux pour rendre justice  à cette cité « touristique » complètement défigurée et délaissée par une Commune qui n’a jamais tenté de la revaloriser.

Et alors qu’on s’attendait à une réelle métamorphose de cette entrée qui a connu un fort développement d’activités depuis quelques années, qui s’est caractérisé par l’ouverture de plusieurs cafés et restaurants et par un centre commercial qui a donné un nouvel  essor à cette porte d’entrée de la capitale des doukkalas, on a dû se contenter d’un élargissement des voies et de quelques retouches au niveau de l’éclairage public et de l’aménagement des trottoirs. Un réaménagement qui a vite fait de dévoiler des anomalies qui prouvent, si besoin est, le travail défectueux et les failles dont il souffre.

Il faut noter que les projets d’aménagement de l’espace urbain et particulièrement de l’entrée de la ville confortent l’image de cette cité qui se veut touristique.

Malheureusement, d’importants budgets sont alloués à des projets destinés à développer la ville, mais qui n’aboutissent jamais, ou qui ne satisfont pas les attentes de la population. Exemple du marché de gros d’El-Jadida qui devait déménager au nouveau marché de Moulay Abdellah, fin prêt, mais tout le monde attend. Quoi ? Personne n’en sait rien. Sans doute que les intérêts de X n’arrangent pas ceux de Y…

Faudrait-il que les projets de la ville prennent une ampleur nationale et fassent l’objet de reportages sur les chaines télévisées nationales pour qu’on y accorde une attention ?

Espérons que ce reportage de 2M réussisse à attirer l’attention des gestionnaires de la chose publique sur les problèmes de « notre cuisine interne » que la Commune n’arrive toujours pas à gérer.

Khadija Choukaili

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