Chaque saison hivernale dévoile un peu plus la réalité de nos infrastructures de base. Et les dernières pluies ont mis à nu la fragilité et la vétusté des infrastructures des avenues et boulevards de la ville, sans oublier, bien entendu, l’état lamentable des infrastructures d’évacuation et de canalisation des eaux pluviale. Une situation que l’on revit chaque année et qui rappelle, si besoin est, à quel point la gestion et l’entretien des infrastructures de la ville sont délaissés par les gestionnaires de la chose publique.

Les dernières précipitations ont mis à nu ce que les responsables tentent de camoufler par des semblants de réaménagements.

En effet, on peut affirmer qu’un tour dans les boulevards et avenues de la ville suffit pour constater l’état déplorable des chaussées transformées par les pluies en de véritables sentiers. Certains boulevards principaux sont devenus complètements impraticables pour les automobilistes au point que ces derniers, cherchant une issue, se retrouvent nécessairement coincés dans des embouteillages interminables.

L’état déplorables des rues et boulevards de la ville est, de toute évidence, dû au manque de maintenance et d’entretien des chaussées.

On entend, certes, souvent parlé de ces réaménagements des boulevards, pour lesquels il est question de gros budget alloué pour leur remise à niveau.

Pour ne citer que l’excédent budgétaire réalisé par la Commune en 2018 et qui s’élevait à 38 millions de dirhams, la session extraordinaire tenue le 28 mars 2019 avait décidé que, selon les priorités de la Commune, cet excédent serait programmé pour répondre à certaines doléances à caractère urgent, tel que le réaménagement des boulevards. Le Conseil

Communal avait donc réservé 60% du montant global, soit 22 millions de dirhams pour le réaménagement et la maintenance des avenues telles que Gibran Khalil Gibran, ou Mohammed V, ainsi que de certains quartiers tels que hay Al Matar.

Un montant de 4,6 millions de dirhams devait être réservé à l’acquisition de bien immobilier, et 3 millions de dirhams devait être réservés à l’aménagement des espaces verts, le reliquat de cet excédent budgétaire avait été programmé pour d’autres dépenses.

Des sommes faramineuses qui pourraient redorer le blason de la ville, mais qui restent, somme tout, des promesses qui ne seront jamais tenues, car déclarées surement pour épater la galerie.

Pour rappel, l’avenue Mohammed V qui constitue le centre-ville et le poumon de l’activité économique de la capitale des doukkalas, n’a pas connu de réaménagement depuis 1993, juste avant la visite de feu Hassan II qui avait eu lieu en 1994. C’est dire l’état où se trouvent ses trottoirs et son asphalte après un quart de siècle.

Il faut noter que l’ancien Conseil Communal avait lancé un large programme de réaménagement de tous les boulevards pour une enveloppe budgétaire de 70 millions de dirhams. Un grand projet qui a été, comme tous les autres, interrompus pour des raisons indéterminées, après les élections de 2015 et l’ascension de Jamal Ben Rbiâ et ses alliés du PJD à la présidence.

L’état lamentable des rues de la vile,, pour graves soient-ils, ne semblent pas perturber les autorités qui n’ont guère l’air d’avoir retenu les leçons précédentes, histoire de revoir leur stratégie de gestion qui laisse à désirer.

Il est évident désormais pour les citoyens, que les précipitations ne s’annoncent guère comme une commodité « bienfaitrice », mais plutôt le présage d’une catastrophe imminente. Car si le dicton dit « Après la pluie, c’est le beau temps », pour nous autres il n’est plus question de beau temps, mais plutôt de dégâts.

Alors, chers concitoyens, prenez votre mal en patience et priez, car les prochains jours s’annonce très pluvieux. Et autant se mettre dès maintenant en mode prévention des dégâts face à ces épisodes d’intempéries en perspective

Khadija Choukaili

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