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ELJADIDASCOOP

Le commerce structuré a toujours constitué l’une des particularités d’El-Jadida. Aujourd’hui, les choses ont changé. Le commerce informel prend de plus en plus d’ampleur. Les ferrachas, on les trouve partout, même sur les avenues principales. Les commerçants «informels» ont élu domicile partout dans la Capitale des Doukkala. Outre les locaux, les Subsahariens sont de plus en plus nombreux. Ces derniers s’installent le long de l’avenue Hansali et principalement autour du magasin Carlier (ancien BATA). Les rues voisines du centre-ville et les chaussées se transforment, chaque fin d’après-midi en un véritable souk.

Sur les cartons étalés devant les magasins, les vendeurs proposent divers produits : tissus, objets de décoration, bijoux, crèmes et produits traditionnels fabriqués dans leurs pays d’origine. Les téléphones portables, Smartphones et ordinateurs portables ne sont pas en reste. Approché par eljadidascoop, un ressortissant congolais a déclaré qu’il préférait étaler ses téléphones portables ici (place Hansali) plutôt que dans la souika d’Allal El Qasmi. Les vendeurs marocains refusent qu’on y étale notre marchandise». Cette personne s’est adonnée à cette activité pour subvenir à ses besoins. Elle a été encouragée par un colocataire qui vend quelques dizaines de mètres plus loin, les objets d’artisanat de décoration qu’il crée lui-même. Quant à la question sur la provenance de ses téléphones portables, notre interlocuteur a refusé d’y répondre. Ce qui donne une idée de la qualité de sa marchandise.

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Vu la saturation du marché et l’irrégularité de leur séjour, la vente ambulante reste la seule solution qui s’offre aux Subsahariens. Ils profitent de l’anarchie qui règne pour gagner leur vie. Autrement dit, ils ont trouvé en cette anarchie le moyen de sortir de la misère du quotidien. D’un simple point de transit vers l’eldorado européen, le Maroc s’est transformé, au cours de ces dernières années, en une terre d’immigration. Les immigrés, une fois arrivés là, y trouvent leur compte. À côté des Subsahariens, on trouve également les Marocains résidant à l’étranger qui ont regagné le bercail, suite à la crise économique qui sévit en Europe. Ces derniers, en attendant l’amélioration de la situation des pays d’accueil, prennent d’assaut les grandes avenues de la Capitale des Doukkala pour y écouler divers objets. Du tout et du n’importe quoi : chaussures, chemises, costumes et même du matériel de cuisine (ustensiles et couverts de table).

Pour ceux qui n’arrivent pas à trouver un emplacement sur les artères de la ville, ils font le tour des cafés, pour démarcher les clients. Avec l’arrivée du ramadan, on assiste ces jours-ci à la vente de miel, de l’huile d’olive…

Du coup, le commerce informel occupe désormais une place importante dans le champ économique et social à El-Jadida. La rue est devenue le lieu de l’informel.

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Une situation qui génère un manque à gagner sur le plan fiscal. Elle menace également les entreprises réglementées créant de la richesse et de l’emploi. Sur ce point, le  président de la Chambre de commerce, de l’industrie et des services d’El-Jadida voit dans l’intégration des commerçants informels une nécessité.  Pour ce faire, il recommande de mener une enquête sociologique pour évaluer la situation des commerçants informels afin d’intégrer ceux qui le méritent et chasser les autres. Il faut dire qu’une  une solution doit être trouvée en urgence à ce phénomène qui devient de plus en plus inquiétant, et ce à travers l’adoption des mesures adéquates de nature à garantir les droits des commerçants opérant dans le secteur du commerce structuré.

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