El Jadida : Le phare Sidi Mesbah, un patrimoine dévasté…

Le phare de signalisation maritime de Sidi Mesbah, situé sur le cap haouzia représente le deuxième repère de positionnement pour les bateaux après le phare de Sidi Bouafi et constitue un point de repère bien que sa portée ne soit pas connue. Il permet aux navires de repérer la position des zones dangereuses pour les éviter

.L’intérêt de ce phare est plutôt d’ordre historique en tant que patrimoine de la ville, mais aussi en tant que richesse architectural et touristique.

Cependant, ce site datant d’avant l’invasion des portugais en 1502, ne représente plus que les vestiges d’une ville dont plus rien ne persiste,.Bien que faisant partie du patrimoine public, ce phare, certes encore fonctionnel, a été complètement dévasté par des mains criminelles qui l’ont dépouillé de ses verrerie et de tout le cuivre qui constituait non seulement son ornement mais aussi un système de réflexion de la lumière.

L’idée d’une préservation et d’une valorisation de ce patrimoine dévasté et mutilé n’est pas d’actualité, et les autorités qui émettaient de temps à autre le souhait de préserver pour les générations futures des monuments rappelant l’empreinte des ancêtres et la gloire des époques passées, ont opté pour des impératifs purement économiques et financiers, laissant tomber en ruine tout ce site historique qui semble ne présenter aucun intérêt pour eux. Et de fait, jamais aucune tentative de sauvegarde de ce patrimoine n’a été adoptée ne serait-ce que par un moyen de surveillance par un vigile ou un quelconque agent de sécurité.

Ce patrimoine, faisant désormais partie du projet « Pôle Urbain de Mazagan » (PUMA) qui est une illustration concrète de la nouvelle stratégie de développement des pôles urbains, et qui est, certes, un projet d’intérêt national, qui s’inscrit dans une intégration des dimensions économique, sociale et environnementale qui conditionneront la nouvelle vision de la vie urbaine, mais qui efface, hélas, d’un revers de main un patrimoine vieux de plusieurs siècles.

Khadija choukaili

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