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Par Azzedine Hnyen

Ressentir un besoin pressant de se soulager est une  problématique à El Jadida depuis 1983. En particulier pour la gent féminine. En effet, l’absence de toilettes publiques ou vespasiennes est devenu un casse-tête pour ceux et celles qui ressentent le besoin d’y aller. Si pour les hommes, les cafés, lorsque les sanitaires ne sont pas sciemment fermés par le maître de céans, et comme l’avait bien dit feu Tahar Masmoudi (ex président communal d’El Jadida durant les années 80) pour se dérober de la responsabilité de la municipalité dans la destruction inappropriée des quelques toilettes publiques héritées du protectorat,  constituent une solution palliative, il n’en est pas de même pour les femmes, les conservatrices surtout, qui sont tenues de faire, contre mauvaise fortune, bon cœur lorsqu’elles sont loin du centre ville ou de la nouvelle ville. Avec une population dépassant les 200.000 âmes, la ville d’El Jadida ne dispose pas, hélas,de toilettes publiques. Il faut aussi évoquer le laxisme des élus qui ne prennent pas soin des jardins publics comme celui du centenaire parc Mohammed V qui est pratiquement dans un état d’abandon alors que l’argent du contribuable y a été dépensé pour sa réhabilitation. Pis, les parcs Hassan II (ex Spiney) et la place Moulay Hassan, cédées,  pourtant, à une société privée pour leur entretien font, désormais, honte au paysage de la cité. Ils  servent à tout sauf à son statut de promenade et de plaisance. Ils servent de dépotoir,  d’urinoir et de lieux de dépravation de toute nature. L’absence de toilettes publiques se fait aussi ressentir au niveau de certaines gares intermédiaires qui obligent les usagers de ces lieux à prendre leur mal en patience. Ainsi, à El Jadida, à l’instar de la plupart des villes du pays, les conseillers municipaux  n’accordent aucun intérêt à ces espaces qui, faut-il insister, constituent une exigence légitime.

Un autre laisser aller, on le décèle chez nos agents de la circulation qui, amorphes, tolèrent, bizarrement, le stationnement des véhicules à quatre roues sur les trottoirs. De jour comme de nuit. En effet, des automobilistes insouciants n’hésitent, sans aucune pudeur, à obstruer les passages réservés aux piétons contraints à utiliser les chaussées pour circuler. On se presse à pénaliser les autres stationnements interdits rien que pour faire fonctionner le camion de dépannage. Une affaire qui paraît juteuse pour être rentable. Alors qu’en réalité, ce service est illégal du fait que le propriétaire ne dispose d’aucune autorisation du conseil municipal. Comment ce « privilégié » bénéficie- t il, à lui seul, de ce service sans ses semblables dans la profession ? Légalement, un appel d’offres devrait être lancé par la municipalité et le plus offrant profitera de ce service. Ainsi, tous les professionnels pourraient participer selon un cahier des charges. Les recettes municipales auront, elles aussi, à leur compte.

Certaines artères et quartiers se sont transformés en des zones industrielles de 3ème catégorie. Cas, par exemple, du quartier El Mouilha et de l’avenue Boendong dans le 1er arrondissement urbain. On ne se limite plus à occuper les trottoirs. On s’accapare, également, d’une partie de la chaussée pour s’adonner à leurs métiers de mécaniciens et autres. Ceci sans aucune réaction de la part de l’autorité locale concernée. Pire encore ! Certains de ces professionnels ne disposent pas d’autorisation d’exploitation du fait que la pratique de telles activités à risque n’y est pas permise. Et si un incendie, par exemple, se déclare, ce sont de pauvres et innocentes vies des habitants avoisinants qui paieront les pots cassés.

Le laisser aller est criard. L’anarchie totale règne. Mais elle ne pourrait exister et subsister sans la complaisance de certains responsables véreux et corrompus. Personne n’est à épargner. Du subordonné au supérieur. Encore moins nos élus qui, pour des soucis électoraux, encouragent le répréhensible. La situation anarchique est telle qu’il faudrait beaucoup de temps et de grands efforts pour son éradication. Mais rien n’est impossible. Et comme l’avait bien exprimé Victor Hugo « Tout début est difficile, mais le premier pas est un révélateur inexorable ». Il suffit de vouloir. Avec le nouveau gouverneur, les prémices d’une volonté de rectifier les anomalies à tous les niveaux et de bien faire existent. Les poches de résistance bougent. Elles s’activent. Mais désespérément. Car le vent d’un réel changement a soufflé. On y croit. C’est pour cela qu’on y contribuera vivement. Selon nos attributions et nos moyens. Le bien être du citoyen et la bienséance de la ville nous concerne tous.

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