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Par Azzedine Hnyen

Il semble que le président du Conseil provincial s’entête à mener la barque, qui n’est pas sa propriété privée comme nous le lui avions fait remarquer auparavant, à sa guise et comme  bon lui semble.

Faisant fi de la déontologie  institutionnelle qu’il dirige. Une institution qui appartient aux populations qui l’avaient porté à sa tête grâce à leurs élus.

Confondant pouvoir et démocratie constitutionnelle, il fait fi de tous les textes incitant la participation et la contribution du 4ème pouvoir dans la gestion de la chose publique. Ce 4ème pouvoir, qui est la presse, ne veut pas se contenter, uniquement, de ce rôle de critiquer et de dénoncer. Mais aussi à participer, positivement, au développement et à l’évolution de la région pour le grand intérêt des citoyennes et des citoyens, au grand profit du pays.

Or, la presse ne pourrait, en aucun cas, s’acquitter de cette noble tâche tant qu’elle est privée de l’information et tant que des responsables refusent de coopérer avec elle.

Une telle mentalité est révolue et enterrée grâce aux luttes et aux revendications des démocrates et des forces vives de la Nation. Une telle mentalité si elle persiste toujours, c’est qu’on est out de l’évolution moderne du nouveau Maroc, inspirée et recommandée par le guide de la Nation ou/ et on n’a pas la conscience tranquille.

Pour le président du conseil provincial, Mr Mohammed Zahidi, il n’est plus, encore, nécessaire de souligner l’importance de la communication dans le fonctionnement de la société moderne. Elle n’est plus, seulement, un moyen d’information. Mais, surtout, un moyen d’identification et de confirmation de l’identité et de sa spécificité. Elle exprime, ainsi, des choix et en fait la promotion.

La communication est là. Présente et galopante, dénichant les dossiers, les projets et dévoilant des vérités amères soient- elles. Elle suppose, également, la critique, le plus librement, du monde et dénonce, enfin, tout acte, tout abus, tout dépassement et tout comportement nuisibles à la société.

Ceci, le plus subtilement et le plus finement du monde. Parce que la communication demeure, toujours, intelligente, constructive et fidèle aux principes et aux intérêts suprêmes de la Nation, du citoyen et aux aguets des ennemis de la souveraineté, de la démocratie, de l’intégrité territoriale et de la stabilité de notre pays.

Hélas, la relation qu’entretiennent certains  officiels, constipés,avec les représentants de la presse locale et nationale nécessite une réflexion profonde. D’un côté, on clame, tout haut, l’importance de ce quatrième pouvoir et, de l’autre, on met tous les gardes- fous pour garder éloignées les plumes crédibles des activités officielles et de la chose publique.

Il est même relevé que si jamais elles sont présentes, elles sont considérées des individus de troisième degré et non des faiseurs d’opinion.

L’exemple effarant nous provient toujours de ce conseil provincial, une institution, pourtant, élue qui fonctionne grâce aux deniers publics.

Récemment, ce conseil a tenu sa session ordinaire du mois de septembre en l’absence des représentants de la presse nationale et régionale. Sauf pour certains « privilégiés » qui offrent, avec un grand consentement, leurs appareils photographiques, leurs caméras et leurs louanges mielleuses chaque fois qu’un besoin se fait ressentir de la part de certains responsables en mal de point ou pour soigner leur image de marque.

Figurait, entre autres, dans l’ordre du jour de 11 points, le 4ème concernant les mesures arrêtées pour le développement de l’enseignement public dans la province.

Hélas cet intérêt pour ce secteur vital intervient après qu’étudiants et élèves aient repris le chemin de leurs établissements scolaires. C’est montrer à quel point est le souci qui anime nos élus sur un problème crucial de nos progénitures.

On l’avait dit, et on le répète, ce moment reste inapproprié si, vraiment, l’intention du président et de son conseil était sincère. Une telle initiative, à notre sens, devrait avoir lieu juste après le début des vacances de l’été. Cette initiative permettrait de préparer, en son temps, la nouvelle rentrée scolaire et de mettre au point, dans le réel, toutes les mesures nécessaires pour en faire une rentrée réussie ou, plus ou moins, satisfaisnte.

D’autre part, si le dit conseil se préoccupe, réellement, de ce secteur clé, il devrait s’intéresser, de près, à certaines collectivités territoriales de la province démunies, à tous les niveaux, qui militent dans un cadre de partenariat avec le ministère de tutelle, depuis des années, pour disposer d’un collège afin de combattre la déperdition scolaire.

Ces communes ne disposent pas de moyens financiers pour s’octroyer un terrain pour exaucer le vœu de leurs populations. Alors qu’il se trouve dans leur territoire de juridiction des terrains domaniaux pouvant solutionner ces problèmes délicats et épineux. Mais il se trouve que des personnes influentes  se mettent à travers la réalisation d’un tel projet bénéfique.

La collectivité territoriale de Sidi M’Hamed Akhdim, cercle d’El Jadida,vit cet atroce et pénible état. La commune avait multiplié les tentatives pour s’acquérir un terrain des Domaines publiques de près de 3 hectares exploités par le président du conseil provincial actuel sans contrat de location dit- on dans la localité. Mais en vain. Le directeur de cette administration n’avait jamais répondu aux convocations du conseil communal pour débattre avec lui de cette question et ce, depuis 2011 (sic). Selon certaine associatifs de la localité, le directeur aurait cédé à des pressions.

Le président du censées provincial est de la localité. Il était son représentant parlementaire durant plusieurs mandats.

Pourquoi n’avait- t- il jamais défendu la cause de cette population ne cherchant, pourtant, que la bienséance de leurs enfants?

Pourquoi, en tant que président de la plus importante institution électorale, ne lève – t- il pas sa main de ce terrain pour faire entrer la joie dans les foyers de cette région ?

C’est à ne rien comprendre de ce comportement d’un grand terrien.

Il est temps que les autorités provinciales et locales se penchent sur ce problème déshonorant.

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