Municipalité d'El Jadida

Par: Khadija Choukaili

Il semblerait que les hautes instances culturelles d’El Jadida n’ont toujours pas compris la place de la culture pour une ville telle que cette merveilleuse cité.Une ville en plein essor économique, et pullulant de capacités intellectuelles parmi les jeunes et moins jeunes.

En ces jours de jeûne, où faim, soif et mauvaise humeur sont le lot de la majorité écrasante des jdidis accomplissant leur devoir religieux et spirituel avec foi, permettez-moi de revenir sur cette question qui devrait tarauder bon nombre de responsables préfectoraux, communaux, universitaires ou même simples citoyens : celle du bon nombre de projets devant être réalisés et qui ne voient jamais le jour, tels que la gare routière, le marché de gros…et pour couronner le tout, ce fameux projet de construction d’une bibliothèque de l’Université Abou ChouaibDoukkali, prévue depuis belle lurette, et qui fait actuellement objet de discorde suite à l’annonce de sa transformation en projet socio-culturel pour la construction de « DAR LMOUSINNINE ».

Je ne suis nullement contre un tel projet socio-culturel, ayant des retombées positives sur la population, et constituant, toutefois un clin d’œil très louable et une initiative à encourager pour une catégorie de citoyens longuement délaissée. Cependant une question pertinente me brûle les lèvres : c’est quoi ce délire de gérer les projets de cette importance d’une manière aussi irraisonnée et irraisonnable. Je ne suis pas spécialiste en la matière mais, en toute logique, le lancement d’un projet nécessite une étude préalable de l’état des lieux, une étude du marché, les retombées du projet sur la population quant à son apport économique, social, culturel… et même son emplacement par rapport à l’utilisateur. Peut-on concevoir la construction d’une bibliothèque loin de son point logique d‘attachement ? Peut-on passer d’un projet à un autre sans se soucier du coût du transfert totalement imprévu ?

Il est regrettable de constater la futilité déconcertante avec laquelle sont menés des projets de grande envergure de la ville. C’est à croire qu’on retombe dans l’enfance et qu’on se retrouve en train de jouer au MONOPOLY. Encore qu’à cette époque, on se prenait très au sérieux et on s’investissait de la manière la plus performante avec  la naïveté imposée par notre âge.

En essayant de décortiquer et de comprendre le mode de gestion de ces éminents gestionnaires venus sûrement d’une autre planète, une seule expression m’effleure l’esprit : responsables, certes, mais plus encore, IRRESPONSABLES. Et comme le disait si bien François Xavier Bellamy, politicien et philosophe français « Je ne crains pas le choc des cultures, mais le choc des incultures ». C’est exactement à ce grand choc des incultures que les Jdidis sont confrontés. Comment pourrons-nous nous en sortir ? A grande question, grand débat !!!

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