El Jadida : Le choc des incultures… ou le choix confus entre bibliothèque ou Dar Lmoussinnines

Il semblerait que les hautes instances culturelles d’El Jadida n’ont toujours pas compris la place de la culture pour une ville telle que cette merveilleuse cité. Une ville en plein essor économique, et pullulant de capacités intellectuelles parmi les jeunes et moins jeunes.

Permettez-moi de revenir sur cette question qui devrait tarauder bon nombre de responsables préfectoraux, communaux, universitaires ou même simples citoyens. C’est celle relative à tous ces projets devant être réalisés et qui ne voient jamais le jour, tels que ce fameux projet de construction d’une bibliothèque de l’Université Abou Chouaib Doukkali, prévue depuis belle lurette, et qui avait fait l’objet d’une polémique suite à l’annonce de sa transformation en projet social pour la construction de « DAR LMOUSINNINE ».

Je ne suis nullement contre un tel projet social, ayant des retombées positives sur la population, et constituant, toutefois un clin d’œil très louable et une initiative à encourager pour une catégorie de citoyens longuement délaissée.

Cependant la question pertinente qui me brule les lèvres c’est de savoir à quoi rime ce délire de gérer les projets de cette importance avec autant de désinvolture et manière aussi irraisonnée et loin d’être raisonnable. Je ne suis pas spécialiste en la matière mais, en toute logique, le lancement d’un projet nécessite une étude préalable de l’état des lieux, une étude du marché, les retombées du projet sur la population, quant à son apport économique, social, culturel… et même son emplacement par rapport à l’utilisateur. Peut-on concevoir la construction d’une bibliothèque loin de son point logique d‘attachement, en l’occurrence l’université ? Peut-on passer d’un projet à un autre sans se soucier du coût du transfert totalement imprévu ?

Il est regrettable de constater la futilité déconcertante avec laquelle sont menés des projets de grande envergure de la ville. C’est à croire qu’on retombe dans l’enfance et qu’on se retrouve en train de jouer au MONOPOLY. Encore qu’à cette époque, on se prenait très au sérieux et on tentait d’investir, dans le logique du jeu et du gain espéré, de la manière la plus performante avec  la naïveté imposée par notre âge.

En essayant de décortiquer et de comprendre le mode de gestion de nos gestionnaires qui semblent venir d’une autre planète, une seule expression m’effleure l’esprit : nos gestionnaires (responsables) seraient plutôt IRRESPONSABLES.

Et le comble de l’histoire c’est qu’après cette polémique, aucun des deux projets n’a vu le jour.

Et comme le disait si bien François Xavier Bellamy, politicien et philosophe français « Je ne crains pas le choc des cultures, mais le choc des incultures ». C’est exactement à ce grand choc des incultures que les Jdidis sont confrontés. Des jdidis aux grandes capacités intellectuelles et qui assistent, impuissants, au déclin de leur ville. Comment pourront-ils s’en sortir dans ce cas de figure ?

A grande question, grand débat !!!

Khadija Choukaili

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