El Jadida : Le calvaire des citoyens face aux éternelles défaillances du transport urbain

Jusqu’à quand durera le calvaire quotidien des citoyens face aux défaillances du transport urbain ? Y-a-t-il un espoir de mettre fin à cette situation intolérable de défaillance des bus, qui sévit depuis des années.

Face à la situation actuelle qui ne fait qu’empirer, on est en mesure de se demander si ce n’est pas un droit de disposer d’un transport urbain qui répond aux attentes des citoyens, et si ce n’est pas un devoir pour les transporteurs de s’acquitter de leur mission de transporter les citoyens dans des conditions adéquates, en leur offrant des bus en bon état de fonctionnement et respectant des horaires fixes prédéterminés.

Il faut reconnaitre que le calvaire des citoyens face à la situation du transport urbain n’a que trop duré et nécessite une remise à niveau urgente de la part des responsables pour venir à bout de ce supplice quotidien imposé aux citoyens, contraints d’attendre plusieurs heures pour voir enfin pointer du nez un bus qui peut, selon l’humeur du conducteur, s’arrêter ou non, à la station obligatoire qu’il devrait respecter ; sans compter les innombrables risques de vol et d’autres mésaventures qui font fureur au sein de ce transport dit « en commun ».

Malgré l’importance de ce secteur qui souffre, comme tous les autres, d’une anarchie totale nécessitant un plan d’urgence pour sa mise à niveau, il devient impératif de compenser la carence dont souffre ce réseau et faire face à ce nombre massif de citoyens, usagers du transport en commun, contraints d’utiliser ce seul moyen de transport plus ou moins à la portée de leur bourse.

Pour ne citer qu’un des problèmes majeurs dont souffrent les citoyens, qui se caractérise par la proximité des arrêts de bus qui n’est pas assurée d’une manière cohérente au niveau des quartiers de la ville, il faut noter que certains sont mieux desservis que d’autres. De plus, les itinéraires prévus pour chaque ligne ne sont pas respectés, les autorités compétentes n’assurent, évidemment pas leur contrôle, si bien que l’anarchie y règne et ce n’est que le citoyen qui en paie les conséquences en stress et colère, à coup d’attentes interminables.

Il est donc évident que, vu l’anarchie qui prévaut dans ce secteur, et en l’absence de tout contrôle, l’état technique des bus laisse à désirer. Pratiquement tous ces véhicules sont dans un état avancé de délabrement, au grand damne des usagers, contraints de le prendre, n’ayant pas d’autres alternatives.

Le secteur des petits taxis souffre également de la même anarchie organisationnelle, et c’est toujours au détriment des citoyens qui subissent tous les désagréments possibles et imaginables, auprès de chauffeurs ne respectant que la seule règle qui leur assure une course largement bénéfique.

Cet état de choses dénonce le calvaire quotidien des usagers des transports en commun, et nous ramène vers l’éternelle question qui demeure posée : « que font les autorités compétentes pour améliorer le quotidien de la population ? »

Certes, ils ne détiennent pas la baguette magique qui rendrait meilleur le quotidien des citoyens, mais il existe sûrement  des solutions de rechange, telles, entre autres, d’autoriser les grands taxis à assurer certains circuits, qui seraient déterminés par la Commune afin de soulager les bus, qui accusent un manque important dans leur effectifs et ne peuvent assurer le transport d’une population en éternelle croissance.

Il est déconcertant de constater que pendant que nos concitoyens souffrent le martyr pour le simple besoin de se déplacer pour vaquer à leurs occupations, aucune initiative n’est entamée pour venir à bout de ce calvaire, pendant que les responsables censés faciliter la tâche à la population, disposent de leur voiture « particulière »  de service, qui attend devant l’imposant bâtiment d’où ils assurent, des fois par simple coup de fil, la « lourde »  tâche de gestion des affaires des citoyens.

N’est-elle pas belle la vie… pour eux ?

Khadija Choukaili

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