El Jadida : Le bras de fer commence entre enseignants contractuels et l’Académie Régionale de l’Education Nationale

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Par: Khadija Choukaili

Serait-ce le début d’une nouvelle saison de grèves dans l’éducation nationale?

La grève du 20 février, initiée à Rabat par les enseignants contractuels du département de l’Éducation Nationale, mécontents de ne plus disposer du statut de fonctionnaire, mais de celui de contractuel, avait été suivie par d’autres villes telles que cela été à El Jadida où ces enseignants contractuels ce sont soulevés et exprimé leur mécontentement devant la Direction Provinciale de l’Education Nationale.

Cette dernière avait diffusé un contrat annexe qui complète le contrat initial et provoqué la colère de ces enseignants contractuels qui ont en scandé des slogans et ont brûlant le contrat annexe devant le département académique

Cependant, suite à la contestation de cette annexe par les enseignants contractuels et devant leur refus d’y apposer leur signature, l’Académie a eu une réaction immédiate qui s’est traduite par le non-paiement des salaires du mois de février. Des rumeurs circulent sur l’éventualité du blocage de la couverture médicale et de la carte d’adhésion à la Fondation Mohammed VI. Des mesures qui seraient prises à l’encontre des enseignants n’ayant pas signé le contrat annexe objet de la contestation.

La Coordination Nationale des Enseignants Contractuels a également riposté en programmant une série de grèves prévues ce mois de mars dont la première aura lieu ce lundi 4 mars, simultanément avec celle qui sera observée par les fonctionnaires titulaires de diplômes d’études supérieures ainsi que par la coordination des enseignants de la « cellule 9 ».

Cette escalade atteindra surement son paroxysme si les enseignants mettent à exécution leur menace de « tahbass l’Oujra, nahbass l’Hojra » (tu arrêtes le salaire, j’arrête le cours), ce qui aura à coup sûr une conséquence directe sur la dispense normale des cours.

Il faut rappeler que la « cellule 9 » est l’appellation donnée par des enseignants n’ayant pas pu dépasser l’échelle 9 depuis plusieurs années. Ils réclament leur droit à l’augmentation de leurs salaires et leur promotion à l’échelle 10.

Ces éventuelles mesures répressives, seraient interprétées par certains comme étant une résiliation du contrat, ce qui ne fait que monter la tension et rend les négociations difficiles pour ne pas dire impossibles dans ce secteur qui n’en n’a pas fini d’être confronté aux obstacles.

Et le bras de fer continue.

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