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Par: Ahmed Chahid

« Non, le Maroc ne se limite pas à Marrakech et Agadir, dans lesquels les principaux voyagistes français commercialisent leurs séjours.

On peut aussi — sans forcément avoir l’âme d’un baroudeur — s’éloigner de ces sites superstars et dénicher d’autres perles tout aussi séduisantes. C’est le cas d’El Jadida, ancienne cité portuaire portugaise (alors appelée Mazagan) au charme fou et posée sur le bord de l’Atlantique, à 90 km au sud de Casablanca.

La ville, peu connue des touristes étrangers, prend certes de l’assurance depuis la construction, et l’ouverture en 2009, d’un immense complexe hôtelier, le Mazagan Beach Resort, voulu par les autorités du royaume.

Tout en gardant sa nonchalance de station de bord de mer, El Jadida sait accueillir sans mégoter grâce à un confort tendant vers un luxe accessible. Les familles y trouveront leur bonheur, entre farniente, visites historiques, sports nautiques et baignades. »

C’est donc sous ce panorama des plus flatteurs que le quotidien Français, en l’occurrence « Le Parisien », dépeint notre ville et nous permet ainsi de jeter un regard sur nous même, ici à El Jadida, afin que nous puissions apprécier à leur juste valeur les potentialités dont nous disposons, de les faire fructifier sainement pour qu’ils ne dépérissent pas et de les protéger farouchement et en toute lucidité, loin de toutes ces auto-flagellations fortuites ou délibérées très à la mode par les temps qui courent.jdi.moune

« L’autre perle du Maroc », avait titré l’auteur de l’article ; moi, j’aurai opté pour « L’autre perle de l’Atlantique », en raison du fait que c’est grâce à cette grande bleue et aux caprices de son trait de côte singulier qui l’enveloppe dans une presque-ile qu’El Jadida a pu tirer ses pouvoirs de séduction et sa force attractive.

Les marins de l’ancienne époque ne l’appelaient-ils pas « le radeau de terre » ? Normal donc, puisque son premier noyau urbain, reconnu sous le nom de Lebraïja, converti au milieu du 16ème siècle en forteresse Portugaise, a été édifié sur la pointe d’un plateau rocheux très avancé dans la mer.

C’est dire qu’El Jadida, que certains chercheurs qualifient encore de fille des océans, avait toujours su garder au fond d’elle-même, cette intime et étroite relation avec l’immensité Atlantique, qui reste à la fois source de son histoire d’antan et garante de ses chemins d’avenir.

L’autre maître atout qui distingue El Jadida, mais qui reste malheureusement peu connu et jusqu’à présent totalement sous exploité, découle du fait que ce même plateau rocheux sur lequel la ville a été fondée, se prolonge par une gigantesque chaussée sous marine qui longe la baie sur toute sa longueur, la protégeant ainsi de l’agressivité des mauvaises houles. Et c’est ce rempart naturel qui donne à la plage d’El Jadida, sa spécificité de bassin calme, et sans le moindre danger pour les baignades, les petites croisières en barques légères ou encore l’édification d’ouvrages sur mer, comme l’attestait le fameux casino, qui faisait autrefois l’attraction touristique principale de Mazagan.

jdida.port.mellahToutefois, si on s’est permis d’évoquer aujourd’hui ces quelques facteurs peu commun aux autres villes côtières du pays, c’est surtout dans le souci de souligner à quel point, la capitalisation de cette précieuse donne maritime, pourrait s’avérer porteuse de grands intérêts tout en représentant une plus value inestimable en matière d’innovation touristique. Un créneau, aujourd’hui plus que jamais à l’ordre du jour dans l’agenda de la capitale du doukkala, qui aspire à confirmer sa place dans le cercle des grandes destinations touristiques par le biais de la station Mazagan et la Cité Portugaise, classée Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Un fait est certain. El Jadida, qui a toujours su garder vivace une promiscuité complice avec cette mer nourricière, ne peut respirer aisément qu’en se réconciliant avec cette grande bleue qui la couve de presque tous les côtés. Et c’est dans cette logique d’idées qu’on peut assurer, sans crainte d’être contredit, que la mer peut encore et toujours jouer un rôle central dans le développement socio-économique local , voire même régional. Un développement dont les horizons s’annoncent des plus prometteurs, mais qui appellent aussi à la stimulation  de l’imaginaire de tous ceux qui sont censés orienter ce grand chantier qui marquera l’avenir de cette ville.

Il est vrai que les ambitions des décideurs ne tarissent pas, comme il est tout aussi vrai que tous les projets en ce sens n’ont jamais dépassé le stade des rêves, toujours aussi merveilleux les uns que les autres. On avait beaucoup salivé pour la réalisation d’une marina, on avait poussé l’audace jusqu’au point d’imaginer la reconstruction de l’ancien casino sur mer, on patine toujours sur le projet de création d’une nouvelle corniche qui longe toute la partie sud d’El Jadida vers Sidi Bouzid, suite à l’ouverture du Boulevard Annasr ….Résultat ? La déception à répétition et  le scepticisme généralisé.el jadida cité23 (2)

Aujourd’hui, on croit savoir que les feux de la rampe sont bel et bien  braqués sur le petit port Portugais et l’aménagement de la place « Breija » que la ville a pu récupérer, alors qu’elle ne représentait depuis longtemps qu’un semblant de terrain vague intégré  on ne sait pour quelle finalité au port de pêche d’El Jadida.

Ouvrir El Jadida sur son espace maritime, faire d’El Jadida et ce petit  port (qui fait partie intégrante de la Cité Portugaise)  deux entités complémentaires, se fondant l’une dans l’autre, est considéré comme un acquis indéniable qu’il faut savoir valoriser en lui accordant une attention particulière en mesure de concorder avec la dimension touristique de ce projet.

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