occupation.des.trottoirs (2)

Par: Khadija Choukaili

La question du squattage de l’espace public à El Jadida demeure toujours posée, et ce, dans plusieurs secteurs. Essentiellement en cette période de crise économique où la population souffre du coût élevé de la vie. On constate de plus en plus que le pouvoir d’achat de la classe communément appelée classe moyenne a énormément baissé. Que dire alors de la classe du bas de l’échelle, constituée essentiellement de jeunes ? Ces jeunes particulièrement vulnérable, souffrant du manque d’activité et surtout de l’absence de l’opportunité de disposer d’un travail qui leur préserverait un semblant de dignité et leur offrirait un revenu qui pourrait leur procurer la sécurité dont ils ont besoin.

 

Que penser lorsque dans des circonstances difficiles d’un jeune chômeur, en désespoir de cause, et n’ayant aucune autre alternative que de profiter de quelques mètres de l’espace public pour exerceroccupation.trottoirs une activité lucrative pour assurer sa subsistance ? C’est une attitude tout à fait légitime et louable qu’on ne peut qu’encourager, du fait que ce jeune n’a pas longé les sentiers sinueux de monde infernal de la criminalité. Cependant, squatter illégalement l’espace public demeure un délit. Il se voit donc, traqué par les membres des forces auxiliaires qui ont pour ordre de l’expulser sous prétexte de libérer l’espace public. Jusque-là, tout parait normal et chacun essaie de s’acquitter de son devoir de la manière la plus cohérente.

 

bd.doukalitrottoir (1)Malheureusement, la donne change complètement lorsque le « squatteur » n’est plus un pauvre individu recherchant un minimum vital. Dès lors qu’il s’agit d’un squatteur connu et important, qui s’accapare un espace s’étendant sur une superficie se comptant en milliers de mètres, les responsables gérant la chose publique troquent alors leur langue contre quelques deniers et s’inscrivent aux abonnés absents. Il n’est plus question de traquer « ces grosses pointures » ayant le bras tellement long qu’il est capable d’ouvrir toutes les portes closes.

Difficile de faire la part des choses, tant que ces squatteurs trouvent leurs protecteurs usant et abusant de la politique de deux poids, deux mesures. Peut-on espérer des jours meilleurs pour ces jeunes Jdidis et une solution leur assurant la chose la plus élémentaire que chacun revendique : le droit de vivre dignement.

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