march

Par Driss Tahi

La troupe théâtrale Jdidie :  » Le masque bleu », a ouvert le bal pour cette saison 2018 / 2019 au théâtre de la cité portugaise par une pièce intitulée :

« MARCHOUMA  » écrite par le dramaturge Abdmarch 1elilah Rabahi , et mise en scène par le non moins talentueux Abderrahim Anasnassi , homme de théâtre qui n’est plus à présenter .

Jouée pour la dixième fois durant cette année, et poussée par le succès rencontré devant un public toujours plus nombreux,  c’est le vent en poupe, qu’elle poursuit sa course pour atteindre l’objectif qui lui est fixé par les organisateurs, à savoir une quarantaine de représentations à travers plusieurs tournées dans tout le pays.

« MARCHOUMA  » ou la fiancée marquée danmarch 3s l’attente de…rôle interprété par un seul personnage : Khadija Nakkat, dans le rôle de la future mariée, entre monologue, dialogues, et apartés… de plus d’une heure, ponctué de courts intermèdes pour le changement de costumes.

La comédienne s’est investi à fond dans un rôle, qui semble fait sur mesure pour elle, avec son énergie débordante, sa ligne svelte, une chevelure de tsigane, une allure de danseuse, sa connaissance du texte par cœur … autant d’atouts qui l’ont mise en valeur en tant que comédienne, et ont grandement contribué au succès de la pièce.  Chose  qui lui a assurément permis de gérer son souffle tout au long de la pièce et bouger à l’aise sur la scène. Elle se permettait même de sautiller comme une tigresse, effectuant parfois, des « acrobaties » spectaculaires sur les planches, tout en  passant du côté court au côté jardin, sans interrompre son dialogue face au public. Ce dernier qui lui a donné par deux fois la réplique au cours de sa prestation, ou devant une figurine ;  » représentant Hoummane « son futur mari, un personnage absent , et ce,  en racontant à travers un long et superbe monologue ses déboires de manière comique où  en pleurant son triste sort de fiamarch2ncée, dont le projet de mariage reste en stand-by et qui  perd, de plus en plus  patience.

La pièce a été jouée sur une scène à peu près sans décor, hormis une penderie de costumes et la fameuse figurine.

La musique et les chansons en play-back ont donné à certains passages un air où se mélange ironie et tristesse.

Une mise en scène manifestement à la hauteur du texte, d’ailleurs intelligemment bien écrit, et qui traite d’un sujet toujours d’actualité au Maroc, surtout au sein des familles conservatrices.

Une situation pour le moins qu’on puisse dire stressante que vivent les jeunes filles, entre le moment de la déclaration des fiançailles et la date prévue d’un commun accord entre les deux familles des futurs mariés – qui est rarement respectée – pour sceller d’une manière effective et officielle leurs liens ; laquelle période se voit traîner en longueur dans certains cas pour des raisons diverses et parfois cruciales, ce qui tend à menacer tout le projet de rupture. Des faits imprévus comme La mort d’un membre de l’une des deux familles et le deuil qui s’ensuit , ou des crises financières, dues à des imprévus et qui surgissent, comme de nulle part, pour entraver la réalisation du rêve ; entre autres, le manque de moyens pour acquérir le nécessaire – le logement – permettant aux élus de s’installer afin de consommer leur mariage, ou tout simplement le désistement de l’une des deux parties pour des raisons inexpliquées.

Abdelilah Rabahi et Abderrahim Anasnassi , dans une coopération artistique 43152510_799878406873320_927357686306045952_net théâtrale harmonieuse , ont réussi à donner une prestation digne du public et du théâtre jdidis. Sans oublier la parfaite collaboration d’une équipe homogène composée de :

Abdessadek Abada : musique

Khadija Charifi : lumière

Ibrahim Hachoumi : conservation

Amina Bettach : chansons…en partenariat avec la direction de la culture et de la communication et le syndicat des professionnels des arts dramatiques d’El-Jadida .

la troupe « Le Masque Bleu  » semble à coup sûr remplir la mission pour laquelle elle a été créée en 1989 , celle entre autres , de contribuer à promouvoir le théâtre et la culture à El Jadida.

A ce propos, Abderrahim Anasnassi qui est l’un des instigateurs et le fondateur de la troupe, satisfait du succès de MARCHOUMA , ne cache pas son optimisme quant à l’avenir du théâtre à El Jadida , qui espérons le,  serait à travers des représentations pareilles , en train de reprendre du poil de la bête, pour retrouver la gloire de l’époque de feu Mohamed Saïd AFIFI , et tous les autres ténors : Lahrach , Nejdi , Jeddad , feu Benbrahim , chakir , Demkila , Ibn Sina , feu jelbi , sabbagh , Bouasria .. à qui il faut à chaque occasion rendre l’hommage qui leur est dû.

http://i1.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2018/10/43152510_799878406873320_927357686306045952_n.jpg?fit=1024%2C1024http://i1.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2018/10/43152510_799878406873320_927357686306045952_n.jpg?resize=150%2C150adminsRégionPar Driss Tahi La troupe théâtrale Jdidie : ' Le masque bleu', a ouvert le bal pour cette saison 2018 / 2019 au théâtre de la cité portugaise par une pièce intitulée : 'MARCHOUMA ' écrite par le dramaturge Abdelilah Rabahi , et mise en scène par le non moins talentueux...Source de L'information Fiable

Commentaires

commentaires