Par Azzedine Hnyen      hnyen55

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Quand nous avions annoncé les premiers, dans ces colonnes le 4 de ce mois, la ferme décision du gouverneur de la province, Mohammed El Guerrouj, nouvellement installé, de libérer, définitivement, l’espace public, beaucoup de nos lecteurs sont restés sceptiques et récalcitrants sur cette  nouvelle. Nous avions annoncé, également, que le premier responsable de la province s’en est pris aux caïds des sept arrondissements urbains pour leur nonchalance et leur oisiveté tout en les incitant à remplir, convenablement, leur mission et leur devoir dans le maintien de l’ordre et le respect des lois en vigueur.

Il leur avait fait comprendre que s’ils s’attendaient à un mouvement imminent des agents d’autorité, ils se leurraient. Car ils devraient attendre encore plus. Un message subtil très significatif. Comme s’il avait voulu leur signifier que s’ils avaient noyé la ville dans l’illégal et l’illégalité, à eux de rétablir la situation.

Des instructions fermes ont été données et un plan d’action fut arrêté. Une première phase comporterait les affichages indicateurs et publicitaires illégaux qui inondaient la ville et une seconde phase s’attaquerait à l’occupation des trottoirs illicites et autres commerces

Mais voilà que, mardi dernier et à la surprise des plus pessimistes,  la campagne d’assainissement a débuté aux premières heures de la journée. La machine de fer, formée d’une armada d’agents d’autorité, d’éléments des Forces auxiliaires, de fonctionnaires de la municipalité et guidés, d’une main de fer par le pacha, Kamal Agir, et son Khalifa, Salah Najjaj, n’a accordé aucune circonstance atténuante aux infractions. Même ceux qui se croyaient intouchables n’ont pas été épargnés. Ce qui n’a pas manqué de réjouir les habitants de la ville.

Pour une fois qu’on assiste, en effet, à une véritable et sérieuse campagne de la libération de l’espace public. Mais il faut avouer que depuis qu’on avait chargé le pacha de la gestion, par intérim, de la ville, après la retraite de son prédécesseur, il n’avait pas ménagé ses efforts, en compagnie de son khalifa, pour lutter contre l’occupation du domaine public.

Seulement, cette campagne risquerait de durer très longtemps qu’on ne le pense. En raison, d’une part, du mal profond existant et d’autre part, de la logistique matérielle et humaine qui est en deçà des objectifs arrêtés.

Le concours du Conseil provincial souhaité

En ce moment où une volonté d’un assainissement radical est manifestée, par les autorités et la collectivité territoriale d’El Jadida, il semble que le président du Conseil provincial est, encore une fois, hors- jeu. Comme si la capitale de la province ne fait pas partie de sa juridiction et ne le concerne point. Au lieu de proposer son aide, sans être sollicité, pour que réussisse cette opération de grande envergure, il brille par son désintérêt de l’intérêt général en se préoccupant, uniquement, de son image de marque et de son prestige.

LA POLICE DOIT ETRE ACTIVE

La lutte contre l’occupation des trottoirs ne concerne pas, uniquement, les autorités locales. Mais, également, les éléments de la Sûreté régionale. On ne peut concevoir que les éléments de la police restent conciliants avec les automobilistes qui garent leurs véhicules sur les trottoirs. Une farouche campagne devrait être menée contre ces inconscients.

Une ville à mille contrastes

La capitale de ce qu’est devenu le premier pôle économique du Royaume et la ville de tous les contrastes, souffre de plus en plus, en effet,  d’un phénomène qui progresse en toute impunité. Celui de l’occupation du domaine public.

El Jadida  est une ville où l’on voit de tout. Des immeubles designs et des bidonvilles, des voitures de luxe et des triporteurs ou encore des chariots tirés par des ânes, des hommes d’affaires, des mendiants, des boutiques, des cafés… le tout mélangé à de l’incivisme!

Si certains de ses boulevards donnent l’image d’une ville moderne et ouverte, d’autres au contraire font penser que tout n’est qu’illusion.

Il est presque impossible de passer par une rue ou un boulevard sans constater que les trottoirs sont envahis par les tables de café et par les marchandises qui débordent des boutiques commerciales sans aucun respect ni de la loi ni des droits des citoyens.

En effet, certains propriétaires de commerces et de cafés se sont approprié  le domaine public, et ont occupé illégalement les trottoirs réservés en principe aux piétons.

Aujourd’hui, il devient presque impossible pour les piétons de se déplacer librement sur les trottoirs de la ville. Des rangées de chaises interminables, des tables, de la marchandise, des voitures, des bonbonnes de gaz… les abus sont multiples et dérangent de plus en plus.

« C’est devenu infernal cette occupation des trottoirs! C’est un manque de respect envers les citoyens! On se retrouve obligé de marcher sur la route au risque de se faire percuter par une voiture!», s’indigne un habitant.

Les premiers à souffrir de l’occupation flagrante du domaine public sont, en premier lieu,  les handicapés qui ont déjà du mal à circuler sur un trottoir vide. Leurs déplacements sont devenus, quasiment, impossibles lorsque la voie est occupée !

« Non seulement ces terrasses de cafés occupent le domaine public, mais elles contribuent au harcèlement des femmes! Elles sont remplies de pervers qui n’ont rien d’autre à faire que de passer leur temps à regarder les filles et les draguer de leur chaise! Il n’y a pas une seule femme qui passe sans que tu ne voies un mouvement collectif de têtes qui se retourne, tantôt, à droite, tantôt, à gauche. C’est hallucinant !», s’exclame ce voisin d’un café.

Le trottoir, pour certains commerçants, et surtout pour les propriétaires des cafés, est un prolongement naturel et légitime de leurs commerces. A aucun moment ils ne se posent la question de l’occupation illégale de l’espace public, ni de la gêne occasionnée.

Sauvons El Jadida Les Jdidis en ont  marre aujourd’hui de l’incivisme de ces inconscients- opportunistes  et le montrent, tous les jours, sur les réseaux sociaux. Tous sont unanimes. «Sauvons El Jadida » tel est le mot d’ordre lancé.

Sauvons El-Jadida. La nouvelle qui, hélas, s’est beaucoup noircie ! Mais gardons espoir. Le vent du changement a soufflé.

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