El Jadida : La joie de la fête gâchée par les quantités énormes de déchets découlant de l’abattage des moutons

Chaque année pendant la période de l’Aid Al-Adha, l’amoncellement des déchets produits, qui se mesurent en tonnes, et qui sont aussi bien difficiles à collecter qu’à traiter, viennent gâcher la joie de cette célébration du rite religieux, sans parler des odeurs nauséabondes qui s’en dégagent.

Hormis son aspect festif, l’Aid Al Ad’ha apporte également son lot de de pollution, avec tous les déchets que les citoyens n’hésitent pas à jeter aux coins des rues, malgré les efforts des autorités à tenter de cerner ce phénomène en distribuant de grands sachets destinés à éviter l’amoncèlement des ordures de manière anarchique.

Il faut noter que la responsabilité demeure partagée entre citoyens et autorités concernées. L’opération de collecte et de nettoiement, certes nécessite en principe 72 heures, et mobilise d’importants moyens humains et logistiques. Mais cela se limite-t-il à cette seule période de fête ?

Malheureusement, la société en charge de cette activité de nettoyage et de collecte des déchets a prouvé ses insuffisances, pour ne pas dire son incompétence, depuis plusieurs mois. La ville ressemble désormais à une véritable décharge à ciel ouvert, avec ou sans évènement exceptionnel tel que ces jours de fête.

Les réunions entre responsables communaux et ceux de la société délégataires se suivent et se ressemblent sans qu’aucune décision ou action concrète, en mesure de sortir la ville de cette impasse de pollution par les déchets ménagers. en ressorte,

Cette année-là, la question se pose avec acuité, surtout en cette période de crise sanitaire où l’hygiène reste une nécessité et un  moyen incontournable de lutter contre la propagation du virus.

Il est certain que les citoyens doivent aussi faire preuve de civisme car, après tout « la liberté de chacun s’arrête là où commence celle de l’autre » et on est  tous amenés à contribuer à cette lutte contre la collecte des déchets qui portent atteinte à notre hygiène collective et à notre ville.

Si nous ne changeons pas nos habitudes, en commençant par respecter les horaires et les lieux dédiés à la collecte des déchets, et pourquoi pas essayer d’embellir nos rues par nos propres moyens, nous ne pourrons pas mettre fin à cette anarchie.

Ce serait peut-être le début d’une solution à ce phénomène auquel  les autorités n’arrivent à faire face.

Khadija Choukaili

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