El Jadida « La femme en poésie » A l’université Chouaïb Doukkali

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Par: Driss Tahi

Que peut on penser , ou espérer offrir de beau , et de significatif à une femme, afin de lui souhaiter d’une façon solennelle bonne fête…

une rose , peut être un mot gentil , et pourquoi pas un poème , écrit pour elle ,composé à son intention , avec amour, qui parlerait d’elle, offert au nom de toute la gente masculine, par un mari , un parent , ou un compagnon.

Cependant , ce n’est certes jamais assez pour la remercier, pour lui rendre ne serait ce qu’un peu de ce qu’elle mérite , en tant que mère, épouse, fille, ou compagne , pour lui rendre à travers le verbe , tous les éloges possibles ,et les mots poétiques tout aussi sincères que magiques, un hommage digne de ce qu’elle est , du rôle imminent , sacré, et aussi éternel, qui lui a confié par Dieu , et dont elle s’acquitte tout naturellement, avec spiritualité, mais aussi à merveille, et en beauté, tel un culte, ou une prière.

Aussi , presque tout ce qui est beau , tout ce qui donne et perpétue la vie , est au féminin : la lune, la terre , la mer ,la pesanteur , la beauté , la poésie , la peinture ,la fête, la danse ,la chanson, la nature …la vie elle même est au féminin .

Et c’est dans un esprit de reconnaissance , et en vue de donner à la la femme en cette circonstance, l’attention qu’on lui doit, et qui lui revient ,d’autant plus qu’elle coïncide avec l’arrivée du printemps, qui est aussi une fête, symbole de la renaissance, de la beauté, et de la vie , l’université Chouaïb Doukkali à travers son laboratoire de traductologie , de littérature, et de la communication, lors de cette journée d’études, a tenu à rendre un vibrant hommage de par de belles prestations en vers , et en prose aussi , dédiées d’abord par des femmes poétesses et écrivaines , et pas des moindres , puisqu’il s’agit de noms connus ; telle Malika Fahim auteure de plusieurs recueils, dont وهج العتمة qui s’est livrée , avec la belle éloquence qu’on lui connait ,au cours d’une dissertation instructive consacrée essentiellement au rôle des poétesses, dans l’émancipation des femmes en général ; et surtout celles ayant vécu la précarité ,et les affres de l’existence , citant au passage de grands noms ; des philosophes et d’autres écrivains et poètes; Montaigne, Heidegger… , ayant soulevé très tôt, et d’une façon significative dans leurs ouvrages l’importance de la question , les rapports plus ou moins compliqués durant une époque , et les disparités entre hommes et femmes ; d’autres écrivains féministes qui ont traité certaines des étapes décisives ayant jalonné ,et marqué le parcours de vie de la femme , militante, femme au foyer, et femme tout simplement ,et ses rapports avec son entourage .

 

après les mots de bienvenue, et les présentations de Jamila Ayaou , de Jaber Abdelhak , Milouda Akroud , d’autres écrivaines et poétesses , en l’occurrence:

Dami Omar , Laila Bouayadi, Amal Lakhdar, Touria Wakass

ont défilé au micro ,pour déclamer des textes et poèmes , résonnant comme des cris empreints d’une certaine douleur émanant de femmes ayant vécu l’exclusion, et la souffrance de la disparité, dans un monde où le genre masculin prévaut.

par ailleurs une partie de cet événement, a été consacrée aux hommes poètes , qui ont insisté, mais d’une façon élégante, et sous l’émerveillement de ces fe.podames, pour lire leurs poèmes cadeaux, dans une atmosphère conviviale, et bon enfant, ( la journée de la fête oblige) sous les applaudissements d’une assistance composée d’universitaires ,d’étudiants , de poètes , et de journalistes qui ont honoré de leur présence l’amphithéâtre de l’université.

Ainsi on a pu apprécier le charmant passage de Nourredine Zouitni dans quelques extraits tirés de l’un de ses recueils, entre autres « les onze nains ».

Saïd Etachfini , le poète connu qui a offert à la femme, et pour cette occasion , des vers écrits spécialement pour elle.

Mohamed GABI avec des gestuelles propres à lui , et dignes des monologues de théâtre, a de son côté lu pour la femme des extraits de  » شولة الروح  » ,et n’a pas tari d’éloges à son égard .

D’autres intervenants se sont succédé pour la lecture de poèmes en hommage à la femme, tel le jeune Mohamed Mezouar, dans quelques vers du grand Nizar qabani.

 

Il n’y a pas de poésie sans femme

Elle inspire au poète tous ses mots

Et rime avec tout ce qui est beau

Elle est douceur mais elle est aussi flamme

 

Enfant , elle est chant danse et mélodie

C’est la plus jolie parmi ses jouets

Ses câlins dissipent toute anxiété

Et vous couvrent d’un bonheur infini

 

Mère , c’est un diamant pur qui scintille

Une colombe qui couve les siens

Quand tout s’assombrit elle ,elle brille

Elle offre la lumière et l’entretient

 

Maman , elle est l’affection incarnée

Sa grande patience est inégalée

quand elle allaite elle est source de vie

Et son amour une vraie thérapie

 

Épouse , elle est auprès de son élu

Son autre moitié fidèle et présente

Par vents et marées elle s’évertue

A être une poésie permanente

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