Manque d’éducation, incivisme, bêtise humaine, manque d’intelligence, on ne sait de quelles expressions définir ces actions qui consistent à détruire ou dégrader les biens publics.

Elles portent à croire que le  vandalisme est devenu un sport national chez nous.

Peu importe la raison, parfois même sans raison, on casse, on détruit, on s’emploie à casser, à détériorer, et à saccager.

A El jadida, ces dégradations des biens publics poussent à se poser des questions quant à leur finalité que d’aucuns trouvent insensée.

Ces actes reflètent la malveillance de leurs auteurs, qui ne trouvent pas meilleur moyen de se distraire, que de transférer leur désarroi et peut-être leur déception et leur mal de vivre sur des biens qui ne leur appartiennent pas.

Ils détruisent les rideaux des locaux commerciaux, les abribus, les lampadaires de l’éclairage public, les panneaux de signalisation , les chaises et les parois des bus , les poubelles et les conteneurs à ordures. Les bancs publics ne sont pas épargnés.

La place El Breija, réalisée à coup de millions, se voit aujourd’hui saccagée de manière inconcevable.  Les marbres sur les bancs sont cassés ou peut-être volés,  les carreaux et des pavés de son sol arrachés, les poubelles détruites et renversées, et j’en passe.

La détérioration des parcs de la ville également (bancs délabrés, arbres détruits, stèle subtilisée …) ne sont que des témoignages malheureux de ces actes de vandalisme.

On peut aussi citer le vol des plaques des égouts, le bris des vitres des établissements scolaires, des voitures des particuliers, et de l’urine sur les murs des monuments historiques et la liste est longue.

Ce constat renseigne, on ne peut plus clairement, sur le degré de la déliquescence, qui touche notre société en perte de repères.

Le comble, c’est que les biens saccagés de manière irresponsable par leurs auteurs, qui apparemment « ne voient » pas leur utilité, peuvent nuire à des membres de leurs familles ou à eux-mêmes. Ils pourraient trébucher sur les pierres et poubelles cassées. A leurs pères qui passeraient avec leurs voitures en pleine nuit dans des rues noires sans éclairage, car détruit ; à leurs frères ou sœurs, qui passeraient  l’hiver à grelotter de froid, parce qu’il y a des vitres cassées dans leurs écoles…

On pourrait parler de comportements de  civisme et de respect des biens publics bien sûr, notions  sans cesse évoquées par tout le  monde, débattre sur l’éducation qui doit être inculquée par  les parents sans oublier que l’école est en charge de l’instruction…

 Mais étant donné qu’aussi bien les parents que l’école sont démissionnaires de leur rôle , on peut aussi parler en l’espèce de l’intelligence, ou pas d’ailleurs, en pensant que pour s’occuper, les fauteurs de troubles n’ont rien trouvé de mieux à faire que de tout saccager  par manque de lieux et de structures de distraction et de loisirs ( maisons de jeunes, terrains de sports …) pour canaliser leur trop plein d’énergie et leur ennui. 

Ça pousse aussi à s’interroger sur la pertinence de recourir à des amendes à l’encontre des contrevenants, et pour cela, une question aux élus et  gestionnaires de la ville est pertinente : à quand de vraies actions à mener afin que toutes ces incivilités cessent, que la sécurité règne sur la ville et que les fauteurs de troubles soient sanctionnés ?

N’est-il pas incomprensible de voir le mal se produire et ne pas réagir ?

Khadija Benerhziel

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