el jadida cité23 (2)

Par: Abdelllah HANBALI

Depuis un certain temps, il nous est devenu coutumier de lire des articles relatant des faits divers ayant eu lieu, à peine quelques heures auparavant : accidents de circulation, arrestations de malfaiteurs, de trafiquants de drogue…Des articles souvent accompagnés de photos prises sur place, en dépit de l’éloignement des contrées où cela a eu lieu et les difficultés de tous genres pour y accéder.

Des articles dont le style s’apparente à celui des PV de police, de gendarmerie, et dont les auteurs, optent,  soit pour l’anonymat , soit  pour  des noms fictifs.

Forts de leur organisation administrative, des moyens humains et logistiques mis à leurs dispositions, ils ont réussi en deux-trois ans, à faire d’un site électronique Arabophone, presque anonyme, mais sur lequel ils semblent avoir jeté leur dévolu, le premier journal électronique d’Abda Doukkala.

Le plus dérangeant dans l’affaire, c’est qu’il  s’agit là d’organismes  étatiques, mais qui agissent en flagrante transgression de la démocratie :

– l’information ne doit-elle pas être accessible à tous, sans  parti-pris, ni avantage pour telle ou telle autre partie ?

Ces organismes étatiques, ne doivent-ils pas  livrer l’information et laisser  la presse régionale ou nationale en tirer ses propres conclusions, au lieu de chercher à influencer le lecteur en publiant dans le site précité, leurs articles, selon leur seule et unique version ?

Prennent-ils les lecteurs pour un troupeau de bœuf, incapable de décerner la part des choses, et à qui on doit en mettre plein la vue, et le voir écarquiller les yeux d’admiration, devant les prouesses incroyables de nos fins limiers et autres « maâlems » de la lignée ?

Est-il sensé de  d’ être  juge et partie ?

Face à quelle information sommes-nous dans ces cas insolites et qui vont contre toute déontologie de l’information en général et de la presse en particulier ?

Presse ?  Si la presse est considérée à tort ou à raison comme le quatrième pouvoir, après l’exécutif, le législatif et le judiciaire ; si cette considération est plus ou moins vraie dans les pays occidentaux, mais avec quelques nuances selon les pays, cela ne semble pas être du tout le cas dans cette contrée. C’est une presse qui se distingue par ses pratiques  inhabituelles et surprenantes.

Face à cette situation, le lecteur doit se contenter d’informations manipulées, biaisées et politisées, ce qui ne fait que  cautionner la chose  dans un esprit partisan.

Il est donc urgent que cet état de fait change. Il est urgent que les intellectuels de la région réagissent. Il est temps que nos intellectuels, œuvrent pour l’élévation de leur région et par ricochet de leur pays et cesser de ne se préoccuper que de leurs petits conforts personnels.

Les intellectuels ne s’impliquent pas dans les questions sociétales, politiques, c’est-à-dire les sujets qui engagent l’avenir de la région et de la nation. Ils sont revenus en arrière, cédant la place aux opportunistes, aux plumitifs salariés, aux marchands d’illusions et aux démagogues populistes, malgré l’existence de très nombreuses questions qui mériteraient qu’on s’en occupe et qu’on y apporte des réponses…

Agissons pour l’amour de ce pays, pour ce précieux  legs qu’on laissera aux générations futures   et pour œuvrer dans le sens tracé par  notre jeune Roi et de faire de ce pays un havre de paix et de prospérité…pour tous.

 

http://eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2015/02/presse66.bmphttp://eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2015/02/presse66.bmpadminsDiversLibre OpinionPar: Abdelllah HANBALI Depuis un certain temps, il nous est devenu coutumier de lire des articles relatant des faits divers ayant eu lieu, à peine quelques heures auparavant : accidents de circulation, arrestations de malfaiteurs, de trafiquants de drogue…Des articles souvent accompagnés de photos prises sur place, en dépit de...Source de L'information Fiable