addoha

Par: Khadija Choukaili

El Jadida, comme toute ville en plein essor économique, fait face à une croissance de la population due essentiellement à l’exode rurale vertigineux de familles en provenance des compagnes avoisinantes et cherchant à améliorer leur situation économique.

Malheureusement, la réalisation des grands projets industriels qui ont, transformé profondément le tissu économique régional, s’accompagne d’une grande anarchie dans le secteur immobilier.

Il faut constater que l’Agence Urbaine à qui incombe le rôle d’agencer les objectifs de la ville pour élaborer une urbanisation raisonnée, tout en  participant à la dynamique des chantiers de l’Etat et en œuvrant pour une planification et une gestion urbaine réfléchie, semble approuver la réalisation de projets immobiliers, dans l’urgence de répondre aux besoins de population en terme d’habitation, sans que ces projets répondent aux normes en vigueur.

L’un des quartiers les plus touchés par l’anarchie urbanistique à El Jadida est le quartier Al Matar qui connait une expansion importante dans le domaine de l’immobilier. La population de ce quartier n’a cessé de revendiquer le droit de bénéficier d’une infrastructure décente en multipliant les settings et les réclamations au niveau de la ville.

Un nouveau quartier prévu initialement pour décongestionner la surpopulation du centre-ville, mais transformé en quartier « ruralisé » par la force des choses et ne répondant aucunement aux normes urbaines qui doivent fournir à la population les services et l’infrastructure nécessaires à une vie décente.

A l’inexistence de la moindre parcelle réservée à l’aménagement d’un petit terrain dit de proximité, s’y ajoute  la pollution, aussi bien sonore que celle due aux amas d’ordures qui font bel et bien partie du « décor » quotidien et qui  favorisent par extension, la prolifération des moustiques, mouches, rongeurs.. qui constituent des vecteurs de multiples maladies, sans parler des odeurs nauséabondes qui s’en dégagent et affectent bien entendu l’air que les malheureux habitants respirent.

Il est à remarquer, comme l’a soulevé un habitant, que pour près de 500 appartements occupés, il n’existe qu’une seule benne à ordures. Il est inimaginable que cette seule benne puisse contenir les déchets de la population de tout un quartier.

L’un des problèmes évoqués par un autre habitant concerne les déblais abandonnés par les promoteurs immobiliers après la construction de lots d’habitation. Ces déblais sont jetés dans des terrains vagues sans que les autorités ne se soucient des chambardements que cela crée dans ce quartier nouveau et censé être un quartier résidentiel.

Un autre problème non moins important concerne l’éclairage public qui fait défaut et qui n’a toujours pas été installé bien que le quartier soit habité depuis des années.

C’est à se croire en rase compagne une fois la nuit tombée.

Ceci, shabitaans parler des risques d’agression que l’obscurité favorise.

En ce qui concerne le secteur de l’enseignement, bien que le quartier soit populaire et habité par la classe moyenne, pour ne pas dire nécessiteuse, il ne dispose que d’une seule école de l’enseignement public.

Vu le niveau de dégradation catastrophique de ce quartier, cela relèverait de l’utopie de penser à des espaces verts ou à des espaces de jeux pour enfants comme l’ont signalé plusieurs habitants.

Le projet de ce quartier résidentiel aurait été destiné au début à décongestionner le centre-ville en délocalisant les services administratifs très sollicités, tels que la municipalité, les services de poste…l’édification d’un centre cinématographique… Malheureusement, rien de ces prévisions n’a vu le jour et la population ne dispose jusqu’à présent d’aucune infrastructure de base, nécessaire à un quartier résidentiel, telles que des établissements de  santé, d’enseignement ou de centre culturel en mesure d’encadrer une population jeune, en sa majorité.

Force est de constater que les problèmes locaux de la ville commencent à avoir un écho au niveau national.

La population a, certes, multiplié les quêtes et les revendications sans qu’aucune suite favorable ne soit donnée à ses doléances légitimes.

Les autorités sont toujours aux abonnés absents et profitent des deniers publics qui devraient, de droit, rendre réalisables ce genre de prestations qui offriraient un quartier décent à ces malheureux habitants.

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