Les jdidis ne font-ils pas aussi partie de ces marocains du monde ?

Se trouvant aux quatre coins du globe, ces jdidis qui se sont installés à l’étranger peuvent jouer un rôle prépondérant dans le développement de la ville.

El Jadida devrait suivre l’exemple de ces pays qui se sont intéressés à leur diaspora et ont tablé sur leurs forces vives et leurs compétences et sont parvenus à un développement économique et social.

Grâce à l’apport précieux du capital humain dont disposent nos compatriotes à l’étranger dans le domaine académique et scientifique, la ville pourrait réaliser un saut qualitatif certain.

La diaspora est perçue comme un nouvel acteur de développement et se positionne comme un important capital humain et financier qui détient un réel savoir à transmettre.

Elle représente une source essentielle des capitaux étrangers et contribue au développement du pays par l’envoi de fond, mais aussi par la création d’emplois et la génération de revenus.

Plusieurs pays se sont concentrés sur la mobilisation de la diaspora concrétisant ainsi le principe du retour des cerveaux, principe qui vient en contradiction au modèle classique de «fuite des cerveaux». Se mobiliser pour l’appui et l’apport de cette catégorie de citoyens en les impliquant dans les grands projets d’investissement serait un atout majeur pour la ville.

Il est certain que le savoir-faire que nos concitoyens à l’étranger ont acquis dans les pays d’accueil, apportera des forces vives en mesure de contribuer à l’essor économique et social de la ville. Il y a, certes, aujourd’hui une volonté de sortir des sentiers battus de l’investissement classique, essentiellement relatifs aux transferts et à l’immobilier. Et il faut reconnaître que cette troisième génération de marocains de l’étranger est plus entreprenante. Il suffirait d’identifier les secteurs clés où ces concitoyens porteurs d’idées innovantes peuvent investir, tout en leur facilitant la tâche en allégeant les procédures de mise en place de leurs projets ou pour la conclusion des partenariats fructueux pour la ville.

Ce ne sont certes pas les idées qui manquent. Avec leur savoir-faire, leur expertise, et leurs formations académiques, ces citoyens peuvent cibler plusieurs projets sociaux, visant essentiellement les jeunes, et pourront ainsi contribuer à l’orientation et à l’encadrement de bon nombre d’adolescents qui attendent seulement qu’on leur tende la main pour les éloigner du gouffre de la drogue qui inonde les établissements scolaires et du spectre du chômage qui les guette.

Penser à ces jdids résidant à l’étranger ne devrait pas être un fait conjoncturel, mais devrait se baser sur les rôles importants qu’ils jouent sur les plans national et international, pour en faire bénéficier, un premier lieu, la jeunesse de leur ville d’origine.

Khadija Choukaili

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