Municipalité d'El Jadida

Par: Khadija Choukaili

Malgré toutes ces réformes entreprises depuis quelques années pour le développement des secteurs d’activité économiques phares du pays,on constate que la province d’El Jadida est sujette à une dégradation de la qualité de son environnement dans son sens le plus large, à cause de la mauvaise gestion des communes, qui laisse à désirer.

Comment peut-on concevoir qu’une telle gestion des deniers publics passe inaperçue et file toujours entre les mailles des inspections ?

Ces « intouchables » qui gèrent la chose publique seraient-ils protégés par une main invisible et par l’influence de certains responsables haut placés dans l’Administration Centrale?

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition de ce vendredi 21 décembre, que des sources proches des commissions d’inspection affirment qu’il existe des suspicions de détournement de dizaines de milliers de dirhams dans les budgets de carburants et les salaires des agents occasionnels dans certaines communes.

Il faut noter que les enquêtes ont révélé que dans certaines petites communes,  le recours aux bons de commande constitue le meilleur moyen de dilapider les deniers publics.

Les conseils élus et les administrations publiques, qui sont dans le collimateur des inspections, les utilisent pour dissimuler des dysfonctionnements qui pourraient révéler des détournements des deniers publics.

De leur côté, les présidents des communes dénoncent la multiplication des contrôles.

Les doléances des élus étaient d’ailleurs au centre de la rencontre organisée, il y a quelques mois,à El Jadida par l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC).

Son président, M. Mohamed Boudra, a estimé qu’ils sont soumis à de multiples contrôles, notamment de la part du ministère de l’intérieur, du ministère des finances, de la Cour des comptes et dans certains cas des tribunaux, et qu’ils subissent aussi la pression des médias. Et d’ajouter que le président de la commune ne touche même pas le SMIG dans certains cas.

Ces « pauvres » élus se sacrifieraient donc pour le bien-être des citoyens et pour le développement de la ville et dépenseraient des fortunes lors des élections pour pouvoir toucher, comme le commun des mortels, un SMIG. Sauf que ce SMIG exceptionnel leur permet de rouler dans les plus belles voitures et d’acquérir les meilleures villas. Comme le relate une anecdote bien marocaine « wa goul baz ».

 

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