El Jadida et les batailles rangées… à couteaux tirés

Qui dit mieux ? D’une ville paisible où il faisait bon vivre, à une jungle où les délinquants font leur loi à coup d’agressions, de braquage et même de batailles rangées entre les quartiers.

En fin de soirée de ce mercredi 17 février, le quartier industriel a connu une nuit des plus mouvementée pendant laquelle les habitants ont été pris de panique suite à une brouille violente qui s’est déclenchée entre des dizaines de jeunes, pour se transformer rapidement en une véritable bataille rangée pendant laquelle un mineur a été grièvement blessé à la tête.

Un scénario traumatisant que la ville connait depuis quelques années qui se déclenche pour des raisons futiles, probablement entre jeunes sous l’effet de psychotropes et provoque des batailles rangées opposant des jeunes d’un quartier à d’autres, à coups d’épées, de sabres et de jets de pierres, qui causent souvent des dégâts matériels importants, tels que fracas de fenêtres, vitres de voitures en stationnement, et parfois même des victimes parmi les citoyens qui ont juste la malchance d’habiter ces quartiers où l’insécurité règne en maitre.

Les agressions à l’arme blanche ou les violations de domicile ou de commerce pour vol se sont multipliés ces derniers temps dans les zones qu’on ose encore appeler « urbaines » dans cette ville jadis connue pour sa quiétude. Ces rixes se terminent souvent dans le sang. La côte d’alerte a été largement dépassée depuis fort longtemps, sans qu’on constate un quelconques changement dans les patrouilles sécuritaires qui se contentent de quelques campagnes ponctuelles pour faire une rafle et libérer les fauteurs au bout de quelques heures.

Le citoyen impuissant a peur pour sa vie, celle de ses proches, et aussi pour ses biens, et ce phénomène inquiète de plus en plus, car la criminalité, sous toutes ses formes, a pris ces derniers temps une ampleur alarmante, et génère de graves menaces sur la sécurité publique.

L’accès facile aux armes blanches, toutes catégories, en vente libre sur les étals des marchés populaires, encourage les délinquants qui se croient «durs» à imposer leur loi en toute impunité et installer ce climat de terreur que le sabre et le couteau imposent.

Faut-il seulement répondre par la force du droit au droit de la force ?

Certes, la législation prévoit des sanctions sévères pour les mis en causes. Mais sont-elles correctement appliquées quand le bakchich entre en jeu ?

Les mis en causes sont condamnés à des peines légères et récidivent dès leur sortie de prison, si bien que la ville est plongée dans une insécurité totale.

Un phénomène étranger à notre société et qui prend de l’ampleur face à l’absence ou à l’insuffisance des patrouilles au niveau des quartiers « chauds ». Il a un impact sur la quiétude des citoyens et accentue leur sentiment d’insécurité de jour comme de nuit.

N’est-il pas temps de réagir et d’appliquer des sanctions sévères aux fauteurs afin d’assurer la sécurité au sein de cette ville qui baigne dans l’anarchie ?

Khadija Choukaili

Related posts

Leave a Comment