El Jadida : Du haut de ses richesses naturelles et économiques… la ville ne peut disposer de systèmes de maintenance

La région d’El Jadida, n’a cessé de bénéficier, au fil des ans, surtout ces dernières années, de budgets s’élevant à plusieurs millions de dirhams, dédiés principalement à la remise à niveau de l’infrastructure de base, aux réaménagement des voiries et à l’éclairage public, pour ne citer que ces infrastructures qui se trouvent aujourd’hui dans un état avancé de dégradation.

Certes, on assiste de temps à autres à certains réaménagements, ponctuels, qui ne touchent malheureusement pas toutes les artères de la ville, mais qui restent très insuffisants.

Si l’on considère l’avenue Annasr, on se rend rapidement compte que son aménagement a été réalisé dans les règles de l’art et conformément au cahier des charges, mais le facteur manquant à cette belle réalisation est malheureusement ce côté si indispensable qui n’est autre que les travaux de maintenance.

En effet, près de deux années après son réaménagement, on constate l’usure de certains câbles des poteaux électriques, qui nécessitent des réparations et des travaux d’entretien, mais qui, malheureusement, ont été rafistolés avec un amateurisme indigne d’une si riche commune et de la Capitale des doukkalas.

Certes, El Jadida a confirmé, au fil des années, son importance économique pour le Royaume. Elle connaît un développement soutenu dans plusieurs domaines, et représente le deuxième pôle industriel au Maroc, atteignant 10% de la production industrielle nationale et contribuant à hauteur de 22% aux exportations totales du pays.

Malheureusement, malgré toutes les potentialités dont la ville dispose, on ne constate aucun impact positif et palpable sur le développement urbanistique de la ville, qui connait une dégradation sans précédent sur le plan de la gestion de la propreté et de l’entretien des voiries et de l’infrastructure de base. 

Ce ne sont certes que des réflexions basées sur des constats quotidiens au niveau des artères de la ville, qui baignent toutes et sans exception, dans l’anarchie totale.

Mais le fait est que cette région qui est bel et bien dotée de richesses naturelles et d’un potentiel économique, qui devraient se répercuter positivement sur la ville, continue de souffrir d’un mal incurable appelé « gestion lamentable».

Malheureusement, une élite tire profit de ces ressources en laissant la ville et le citoyen crouler sous le poids d’un sous-développement urbanistique et social.

Il est déconcertant de constater qu’avec tous ses atouts, El Jadida n’est plus ce Deauville marocain qui a fait rêver tant de générations  !!!

Khadija Choukaili

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