El Jadida : Du Deauville Marocain, à un vrai douar… le pas est franchi

La série de vidéos qui ont été diffusées dernièrement sur l’état  environnemental catastrophique qui sévit à  El Jadida depuis plusieurs mois, pour ne pas dire plusieurs années dénote d’un laisser-aller de la part des autorités locales qui ne présage rien de bon.

Les ordures jonchent les rues et les boulevards d’un  centre-ville, censé donné une image en mesure de faire la promotion d’un tourisme qui a déserté cette belle ville qui se ruralise de plus en plus, sans parler des chaussées complètement dévastées par les effets du temps et par une pluviométrie importante qui est venue à bout de tous ces réaménagements des routes qui n’ont du réaménagement que le nom et qui sont surtout une aubaine pour remplir les comptes bancaires de certains.

Chaque année on entend parler de l’allocation d’un budget qui se chiffre en millions de dirhams, sans que le résultat n’aboutisse à une réelle remise à  niveau de ces routes et rues de la ville, si bien qu’on se rend à l’évidence que c’est loin d’être une question d’insuffisance de budget, mais bel et bien un problème de manque de sérieux et de droiture dans la gestion des deniers publics.

Il faut noter également que tout cela se fait au vu et au su de tous ceux qui ont la charge de la gestion des projets  censés relooker cette ville si riche en ressources et qui dispose d’atouts pouvant faire d’elle la meilleure cité du Royaume.

C’est à se demander (et même à croire) que tous ces responsables n’ont d’autres objectifs que de lui retirer ses lettres de noblesse et de creuser davantage cet abîme qui la fait sombrer dans l’enfer du sous-développement et de l’anarchie.

On a beau se plaindre de cette situation qui perdure depuis des années, mais rien n’y fait.

Il faut se rendre à l’évidence et comprendre que les autorités locales sont et demeureront aux abonnés absents, et que seuls les citoyens peuvent inverser la tendance en organisant, par quartier, des campagnes de sensibilisation et de nettoyage de leur environnement. Ce n’est que de cette façon qu’on peut espérer retrouver un peu de salubrité. Quant aux routes délabrées, attendons un miracle pour sortir notre chère ville de cette torpeur qui n’a que trop durer.

Khadija Choukaili

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