TAXI7

Par: Khadija Choukaili

Le dossier des agréments de taxis dont les propriétaires sont décédés et qui sont exploités par des chauffeurs professionnels refait surface à la Commune de My Abdellah, qui connait une anarchie dans le secteur du transport en commun.

La Fédération Nationale des Exploitants des Agréments de taxis – section My Abdellah a exigé de trouver une issue aux dispositions prises à l’encontre des exploitants, qui stipulent d’annuler les contrats et de remettre les agréments à leurs propriétaires. Ces dispositions constituent une consolidation de la politique de la rente, qui remet en question le dossier des exploitants des agréments dont les propriétaires sont décédés.

Ce problème est accentué par le transport « clandestin » exercé par des particuliers qui utilisent leur véhicule personnel comme moyen de transporter les clients à la recherche d’un taxi.

En effet, la Fédération Nationale des Exploitants des Agréments de taxis a mis l’accent sur la nécessité de combattre le transport clandestin sous toutes ses formes, et régulariser la ligne n°9 du transport urbain, et a appelé à l’organisation d’un sit-in devant la Commune de My Abdellah et un autre devant la Commune d’El Jadida pour faire aboutir leurs doléances.

Pour rappel, tout chauffeur de taxi titulaire du permis de confiance, a pour souci majeur de trouver un agrément à exploiter. La recherche se fait d’une manière individuelle. Certains chauffeurs occasionnels fréquentent les cafés à proximité des stations de taxi et attendent patiemment que le propriétaire d’un agrément daigne se présenter. D’autres font appel aux services d’agents intermédiaires (semsaras).

La location du taxi peut ainsi se faire de deux manières possibles : un forfait journalier ou un forfait global qui peut porter sur des mois, voire des années. Dans le premier cas, le titulaire du permis de confiance loue un package taxi + agrément.

Dans le second cas, celui qui loue l’agrément achète lui-même le taxi.

Quand la transaction passe par un intermédiaire, celui-ci empoche les habituels 10 % de commission. Comme cela est adopté dans l’immobilier, la location peut se faire au «pas de porte», au moyen d’un forfait négocié avec le propriétaire pour louer l’agrément pendant une durée déterminée, qui est généralement fixée à 5 ans.

L’agrément est ainsi cédé, au prix moyen de 50 000 DH, en plus d’un «loyer» mensuel également négocié.

Ces négociations relatives à la location des agréments, qui semble pourtant bien réglementée, connait certaines difficultés dans le cas du décès du propriétaire de la licence.

Pourtant selon une nouvelle décision, les conducteurs de taxis sont appelés à fournir le certificat de vie du propriétaire de l’agrément.

Cela revient à dire que les agréments dont les propriétaires sont décédés seront incessamment retirés de la circulation.

Un dossier auquel l’Etat peine à trouver une issue satisfaisante à cause des intermédiaires qui parviennent à contourner les lois.

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