jdi.poteau

Par: Khadija Benerhziel

La ruralisation s’apparente à une forme de dégradation, de destruction d’un site , d’un environnement  jadis bien structuré, bien aménagé et meilleur par rapport à ce qu’il est devenu.

Durant les années 60 , 70 et même 80, El jadida offrait le visage d’une ville fraîche coquette et belle. Une petite ville compacte certes, mais dotée d’infrastructures essentielles. Tout y était : un lycée mixte qui formait desjdi.souk-6-300x169 élèves brillants , des écoles publiques performantes, un hôpital avec de bons médecins, un marché européen et d’autres marchés locaux bien achalandés où on trouvait de tout, des cinémas et un théâtre qui donnaient de belles représentations, des parcs et des espaces verts uniques dans leurs conception et leurs essences rares, des rues propres et balayées chaque jour, les ordures ramassées, des maisons traditionnelles coquettes même si certaines étaient jdi.monde7modestes, bref, une belle ville où il faisait bon vivre en toute sécurité.

Aujourd’hui, El jadida a perdu sa belle parure d’antan. Ses anciennes rues bitumées et ses trottoirs sont défoncés, et ses chaussées criblées de nids de poule.

Plus que ça  encore, la ville se ruralise à un rythme soutenu. Sa géographie a été squattée par un nouvel urbanisme informel ou plutôt par une bidonvilisation galopante encouragée par l’absence du suivi et du contrôle du foncier de la ville.

Dans les nouvelles constructions sociales, chaque propriétaire ou locataire se permet de marquer son empreinte laide et transformatrice en faisant fi des regles de l’art et de l’esthétique. Des fenêtres sur une façade deviennent un beau jour des garages et c’est ainsi que des  écuries, des bergeries , des poulaillers poussent comme des champignons dans certains quartiers, populaires ou modernes et aux alentours des cimetières, et même sur les terrasses des immeubles , et il n’est pas rare de rencontrer des moutons, des vaches ou des ânes et des chiens errants circulant tranquillement et nonchalamment dans les rues de la ville, provoquant des bouchons ou même des accidents.

Le quartier d’El Ghazoua constitue un gros point noir et exemple de la taudification de la ville, qui, au lieu de se développer en beauté, prend la tangente inverse.

Cette « douarification  » de la ville par la construction d’étables ou d’écuries a soulevé la rogne des habitants qui se plaignent des retombées dangereuses dejdi-monde6 ce phénomène  à savoir : les mauvaises odeurs, les excréments des animaux, la prolifération des mouches et des moustiques porteurs de différentes maladies  et allergies qui atteignent notamment les enfants.

Certes, l’exode rural y est pour quelque chose dans ce phénomène, mais ce n’est pas une raison pour chambarder les regles et la discipline du jeu urbanistique et de la propreté des lieux. Mais il existe tout de même une réglementation, à savoir la loi organique n° 113-14 relative.aux communes, et notamment son article 100 qui définit les compétences du président du conseil communal en matière de police administrative, dans les domaines de l’hygiène, la salubrité, la tranquilité publique et la sûreté des passages. Mais si cette loi reste bien au fond des tiroirs et non appliquée, le phénomène de taudification de la ville ira en s’amplifiant et la ville perdra tous ses repères.

Le temps n’est-il pas venu de replacer El jadida dans le contexte qu’elle mérite et d’arrêter de favoriser le laxisme et l’impunité? N’est-il pas temps d’arrêter de cultiver la philosophie du sous-développement dans la gestion de la chose publique?

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La maquette et…l’amère réalité….Mais de qui se moque-t-on?

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